Alpes de Haute-Provence : matricide de Digne les Bains, 8 ans de prison pour le fils meurtrier

Alpes de Haute-Provence : matricide de Digne les Bains, 8 ans de prison pour le fils meurtrier

JUSTICE / Un Dignois de 50 ans est jugé depuis ce lundi devant la Cour d'Assises des Alpes de Haute-Provence pour avoir tué sa mère en mars 2015 suite à une dispute de trop

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

8 ans de prison dans le procès du matricide. Un procès qui s’est ouvert ce lundi devant la Cour d’Assises des Alpes de Haute-Provence avec dans le box des accusés un homme de 50 ans. Il a reconnu avoir tué sa mère octogénaire le 26 mars 2015 à Digne les Bains.

 

« Depuis cet acte, je suis devenu un monstre » 

À la barre, le quinquagénaire explique éprouver des remords, avoir perdu une part de lui, « cela me poursuivra jusqu’à la fin de mes jours ». C’est le procès d’une relation mère-fils meurtrière qui était jugée pendant deux jours à Digne les Bains. Avec un accusé à l’enfance difficile, comme le rappelle la Cour. Placé dans un centre, c’est à partir de l’âge de 11 ans qu’il vit avec sa mère. Malgré des études brillantes et l’obtention d’un DEA en aménagement du territoire, l’homme ne quittera jamais le domicile maternel. Décrit comme altruiste envers ses proches, ses rapports avec les femmes sont inexistants. C’est une relation d’impuissance, faite d’invectives perpétuelles de la mère, dont la dernière lui sera fatale.

 

Une dispute meurtrière

Ce matin du 26 mars 2015, le fils devait se rendre au laboratoire chercher les résultats de sa mère, ce qu’il ne fera pas. Le ton entre les deux monte, l’octogénaire insulte son fils de « salaud », et celui-ci perd la raison. Il se saisit d’un couteau, et poignarde sa mère. Un seul coup qui touchera une artère. La victime s’écroule au sol et hurle « au secours ». Pour l’en empêcher, le fils l’étrangle. Un acte meurtrier, qui aurait pu se terminer par un suicide. Le quinquagénaire remplit la baignoire d’eau, se saisit de multiples objets électriques. Il sera arrêté dans son suicide par l’arrivée des policiers. « Il y a une part de moi qui est morte dans cet acte affreux », explique le quinquagénaire. Un fait de matricide « rare » selon l’avocate générale qui rappelle que la loi prévoit la réclusion criminelle à perpétuité pour ce type d’actes. Et requiert 14 ans de réclusion criminelle.



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