- Hautes-Alpes -
L’audience solennelle de rentrée du tribunal judiciaire de Gap s’est tenue vendredi, dans un contexte particulier. Pour la première fois, crise sanitaire oblige, il n’y a eu aucun invité. Une audience solennelle qui a vu l’installation d’une nouvelle présidente : Sophie Boyer. Le Procureur de la République Florent Crouhy a présenté le bilan de l’activité judiciaire de l’année 2020. Le nombre de faits constatés a diminué de 13 % sur un an. Moins de faits, mais presque autant de mis en cause et surtout une augmentation de 6 % des gardes à vue. Pour Florent Crouhy, c’est une véritable volonté du Parquet, « la garde à vue est une première réponse de la justice pour signaler la gravité au mis en cause ». Autre signe de fermeté, le nombre de personnes écrouées : + 30 en 2020. Les comparutions immédiates sont elles aussi en augmentation : de 39 en 2019 à 54 en 2020.
La lutte contre les violences intrafamiliales parmi les priorités du Parquet
Le Procureur note une augmentation du nombre de victimes de ces violences. C’est + 20 % en zone police (Gap-Briançon) par rapport à 2019, et + 22,8 % en zone gendarmerie. Autre constat : la hausse des plaintes pour viols et agressions sexuelles avec « notamment une libération de la parole plus importante », c’est + 15% par rapport à 2020. Les victimes de violences sont aujourd’hui mieux prises en charge grâce notamment au travail mené main dans la main entre Parquet, forces de sécurité et les associations MEDIAVIC 05 et CIDFF 05. Et pour toujours plus lutter et prévenir ces violences, le département des Hautes-Alpes a reçu au début de l’année trois kits de bracelets anti-rapprochement :