Hautes-Alpes : « les communes perdent des compétences et j’ai la crainte qu’en 2020, nous n'en perdions encore »

Hautes-Alpes : « les communes perdent des compétences et j’ai la crainte qu’en 2020, nous n'en perdions encore »

POLITIQUE / Rémy Oddou, conseiller départemental dans les Hautes-Alpes et maire de Lettret était l'invité du "8:30" d'Alpes 1

 

- Hautes-Alpes - 

 

« Nous ne sommes pas procureurs, et je ne crois pas à ces accusations » : quatre mois après le rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion du Conseil Départemental des Hautes-Alpes, Rémy Oddou, conseiller départemental et maire de Lettret, revient sur cette publication. Une publication qui pointait des irrégularités dans la gestion du Département et s’interrogeait quant à la possible utilisation des deniers publics à « un usage personnel » ainsi que face à des frais kilométriques « disproportionnés ». « J’ai trouvé le rapport léger face à ces allégations, car soit il allait trop loin, soit pas assez. Le magistrat aurait dû transmettre le rapport au procureur, mais il ne doit pas y avoir assez d’éléments sérieux ». Rémy Oddou réitère donc son soutien au président Jean-Marie Bernard, « il n’y a pas de faute pénale ».

 

Municipales ou communauté de communes, où se situera l’enjeu ?

La Gazette et le Courrier des Maires ont organisé mardi dernier une matinée consacrée aux élections municipales 2020. De nouveaux défis ressortent aujourd’hui. La place des intercommunalités tout d’abord, jusque là invitées discrètes des scrutins 2008 et 2014, désormais elles ont une visibilité croissante sur des sujets du quotidien comme l’eau et la gestion des déchets. « Les communes perdent des compétences et j’ai la crainte qu’en 2020, nous ne perdions encore la compétence eau », réagit Rémy Oddou.

Les municipales représentent donc un enjeu, pour déterminer qui siégera par la suite au sein de l’agglomération de Gap-Tallard Durance, « Gap représente la moitié des sièges moins un, donc selon qui sera élu à Gap, la présidence viendra de la majorité gapençaise, nous sommes un peu des supplétifs », avance l’élu. Si l’idée d’une présidence tournante avait été pendant un temps avancée par Pierre Bernard-Reymond, ancien parlementaire dans les Hautes-Alpes, la solution ne se situe pas là pour Rémy Oddou « la majorité dépendra de Gap, que l’on mette un président issu d’une petite commune ou non ».