Alpes du Sud : primaire de la gauche, où voter et pour qui votent vos élus ?

Alpes du Sud : primaire de la gauche, où voter et pour qui votent vos élus ?

POLITIQUE / Tout est prêt ou presque… Les organisateurs de la primaire PS s’attellent aux derniers préparatifs du scrutin qui se dérouleront les 22 et 29 janvier. Où voter dans les Alpes du Sud ? Quels sont les choix des principaux élus de gauche ? La réponse ici.

 

- Alpes du Sud -

Christophe Borgel, le président du comité national d’organisation des primaires citoyennes (CNOP) a annoncé 7.530 bureaux de votes, un nombre inférieur aux 9.200 de la primaire de gauche de 2011 et aux 10.228 de la primaire 2016 de la droite.

Un président du CNOP qui attribue cette diminution à une « rationalisation » tenant compte de l’expérience de la précédente primaire. Reconnaissant toutefois que, dans quelques départements où la gauche est en situation de faiblesse, « il y avait un peu plus de difficultés », le choix de supprimer des bureaux s’est porté sur ceux où il y avait eu le moins de votants en 2011. « Mais il n’y a pas de déserts électoraux », assure M. Borgel. De même s’est-il montré confiant quant à la capacité de réunir les 35.000 à 40.000 volontaires nécessaires pour assurer la tenue des bureaux de vote.

 

Quelle situation dans les Alpes du Sud ?

Dans les Hautes-Alpes, Marie-Jo Allemand, présidente de l’organisation dans le département annonce 21 bureaux de votes sur le département. Dans les Alpes de Haute-Provence, Paola Valenti, présidente de l’organisation, annonce de son côté 27 bureaux de votes. Dans un contexte o% les élus ne sont, pour certains, pas très enclins à faire part de leurs choix. Quand d’autre peinent à trouver leurs comptes dans les candidats présents pour cette campagne.

 

Où voter dans nos départements ?

 

Hautes-Alpes : 21 bureaux de votes.

Briançon : deux bureaux dans la salle des associations (pour les habitants de la ville et des cantons de Briançon 1 et 2)

L’Argentière-la-Bessée :  salle de réunion de la mairie (pour l’ensemle des habitants du canton de l’Argentière)

Guillestre : salle Hodoul (pour les habitants des cantons de Guillestre et du Queyras)

Embrun : salle Vauban (pour les habitants de l’ancien canton d’Embrun)

Savines-le-Lac : salle de réunion (pour les habitants de l’ancien canton de Savines)

La Bâtie-Neuve : salle de la Tour (pour les habitants de l’ancien canton de la Bâtie)

Chorges : école maternelle (pour les habitants de l’ancien canton de Chorges)

Gap : quatre bureaux au Cmcl (pour tous les habitants des cantons de Gap 1-2-3-4)

La Saulce : maison des associations (pour les habitants de l’ancien canton de Tallard-Barcillonnette)

La Roche-de-Arnauds : salle du conseil municipal (pour les habitants de l’ancien canton de Gap campagne)

Veynes : maison des associations et des syndicats (pour les habitants de l’ancien canton de Veynes)

Laragne : salle Buëch (pour les habitants de l’ancien canton de Laragne et Ribiers, hors Eyguians)

Serres : Salle Jean Imbert, (pour les habitants des anciens cantons de Serres et Rosans)

Orpierre : salle de la mairie, (pour les habitants de l’ancien d’Orpierre)

Le Devoluy : salle de l’ancienne mairie (pour les habitants de la commune du Dévoluy)

Aspres-sur-Buëch : maison pour tous, (pour les habitants de l’ancien canton d’Aspres)

Saint-Bonnet : salle de la mairie, (pour les habitants du nouveau canton Champsaur-Valgaudemar)

 

Alpes de Haute-Provence : 27 bureaux de votes.

Annot : salle Albert Dol

Banon : salle du 3ème âge

Barcelonnette : salle du Marché Couvert

Barrême : salle de la Culture

Le Brusquet : salle du conseil municipal

Castellane : salle des fêtes

Château-Arnoux-Saint-Auban : salle voûtée

Digne 1 : salle de l’Atrium

Digne 2 : siège fédéral du PS

Forcalquier : salle communale

Gréoux-les-Bains : salle Félibrige

Manosque : local fédéral du PS

Manosque : salle des Tilleuls

La Motte du Caire : salle du Conseil municipal

Les Mées : salle de réunion

Mézel : salle des Aînés

Moustiers Sainte Marie : salle des Mariages

Oraison : salle Louise Bruneteaud 

Reillanne : salle des Associations

Riez : salle des Associations

Sainte-Tulle : Salle Jean Amblard

Seyne-les-Alpes : salle des Votes sous la Mairie

Saint-André-les-Alpes : salle de réunion

Saint-Étienne-les-Orgues : salle Convivialité

Sisteron : salle René Cassin

Valensole : salle Tardieu

Villeneuve : salle Jean Jaurès

 

En cas de doute un moteur de recherche permettant de trouver son bureau de vote est mis en ligne à partir du site des primaires citoyennes. Il suffit de taper son adresse pour savoir où voter. En cas de difficulté, un numéro de téléphone (01.86.65.20.17) est proposé.

 

Qui peut voter ?

Tous les Français inscrits sur les listes électorales ou les mineurs qui auront 18 ans avant l’élection présidentielle de 2017 peuvent voter.

Chacun devra verser un euro par tour en guise de participation aux frais d’organisation du scrutin. Tous les votants devront également signer une charte dans laquelle ils s’engagent à se « reconnaître dans les valeurs de la gauche et des écologistes. »

Pourront aussi voter, à condition de s'être préinscrits avant le 25 décembre 2016, les adhérents au PS mineurs de plus de 16 ans, les adhérents du Mouvement des jeunes socialistes, et les adhérents étrangers des partis co-organisateurs et de leurs organisations de jeunesse. 

 

Qui sont les candidats et leurs soutiens dans les Alpes du Sud ?

Sept candidats participent à cette primaire : Manuel Valls (PS), Arnaud Montebourg (PS), Benoît Hamon (PS), Vincent Peillon (PS), Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate), François de Rugy (Ecologistes !) et Sylvia Pinel (Parti radical de gauche), et tous ne trouvent pas de soutiens dans les Alpes du Sud…

 

 

Benoît Hamon (PS)

 

Claude Domeizel, ex sénateur des Alpes de Haute-Provence.

 

Remi Roux, responsable des Jeunes Socialistes des Hautes-Alpes et conseiller municipal de l’Argentière-la-Bessée.

 

Franck Parra, candidat (DVG) aux législatives dans les Alpes de Haute-Provence.

 

 

 

Arnaud Montebourg (PS)
 

Anne Truphème, conseillère départementale (DVG) sur le canton de Laragne.

Une élue qui penche à cette heure pour l’ancien ministre, mais qui attend la tenue des débats pour confirmer ce choix, tout en « regrettant l’absence d’une partie de la gauche pour la primaire. »

 

 

Vincent Peillon (PS)

Karine Berger, députée PS des Hautes-Alpes, en charge des "idées et projets" de campagne de Vincent Peillon.

 

Christine Nivou, secrétaire fédérale du PS des Hautes-Alpes.

 

Claude Fiaert, conseiller départemental des Alpes de Haute-Provence, maire de l’Escale.

 

Christophe Pierrel, co-fondateur de Debout la Gauche, porte-parole de campagne de Vincent Peillon.

 

 

 

Sylvia Pinel (PRG)

Joël Giraud, député-maire de l’Argentière-la-Bessée, président du PRG des Hautes-Alpes.

 

Valérie Rossi, conseillère départementale, maire de Puy-Sanières, vice-présidente du PRG Paca.

 

Jean-Louis Clément, président du PRG dans les Alpes de Haute-Provence et conseiller municipal d’opposition de Sisteron.

 

 

 

Manuel Valls (PS)

 

Gilbert Sauvan, député et président du conseil départemental des Alpes de Haute-Provence.

 

Jean-Yves Roux, sénateur et conseiller départemental des Alpes de Haute-Provence.

 

Nathalie Ponce, 3ème vice-présidente du conseil départemental des Alpes de Haute-Provence.

Un choix qui n’est pas définitif pour l’élue et qui en fonction des débats pourrait porter son choix sur un autre candidat.

 

Paola Valenti, secrétaire fédérale du PS dans les Alpes de Haute-Provence.

 

Ils sont de gauche et voteront pour d’autres candidats :

Fidèle soutien d’Emmanuel Macron, le député-maire de Forcalquier, Christophe Castaner, poursuit sa marche derrière l’ancien ministre. Tout comme la conseillère départementale des Alpes de Haute-Provence et maire de Volonne, Sandrine Cosserat. Un choix singulier pour une élue proche des idées d’EELV, qui s’était déjà distinguée lors de la primaire de la droite en soutenant Nathalie Kosciusko-Morizet, et qui annonce aujourd’hui ne pas avoir « envie de l’une de ces 7 personnes, 7 parcours et projets. Pas d’élan, de rêve, d’idée d’agir à leurs côtés. » Justifiant le choix d’un « homme qui incarne un changement, et une transition (…) son état d’esprit positif et résolument tourné vers des solutions solidaires, efficaces et responsables pour nos concitoyens et notre Pays. »

À l’opposé de la candidature Macron on trouve Jean-Luc Mélenchon qui sera soutenu par la conseillère départementale des Hautes-Alpes et adjointe à la mairie de Briançon, Aurélie Poyau.

Enfin malgré la présence d’écologistes lors de la primaire, élus et représentants d’EELV dans les Alpes du Sud maintiennent leurs soutiens au candidat du parti, à savoir Yannick Jadot. C’est le cas de Colette Charriau, porte parole d’EELV dans les Alpes de Haute-Provence, Thierry Baud, co-porte parole du parti dans les Hautes-Alpes et Bernard Letterier maire EELV de Guillestre.

 

Ils sont de gauche, mais ne voteront pas pour la primaire

Nombreux sont les conseillers départementaux d’opposition de gauche à ne pas participer à la primaire : Pascale Boyer (élue sur le canton de Gap 2),  Patricia Vincent (élue sur le canton de Tallard), annonçant ne se retrouver dans « aucun » des candidats, tout en espérant une « recomposition des forces politiques de progrès » suivant également avec « perplexité et un certain intérêt » la campagne d’Emmanuel Macron. « Surtout pas Valls », déclare sur Alpes 1 Rémi Oddou, conseiller départemental et maire de Lettret, qui n’ira pour autant pas voter pour faire barrage à l’ancien premier Ministre. Proche du PRG, le maire de Châteaux-Arnoux-Saint-Auban, Patrick Martellini ne glissera pas de bulletin pour cette primaire.

Toujours dans les Alpes de Haute-Provence, Emmanuelle Fontaine-Domeizel, conseillère départementale et suppléante de Christophe Castaner dans la future campagne des législatives aurait pu soutenir naturellement Emmanuel Macron et suivre son candidat, mais il n’en est rien. Elle ne participera pas à la primaire considérant que « le choix des candidats ne doit pas se faire en dehors du ou des partis concernés notamment dans ce cas de la Belle Alliance. Les militants sont les acteurs de leur parti (…) Pour moi, c'est une poudre aux yeux démocratique sous forme médiatique. » Ajoutant à cela qu’elle soutiendra « le candidat de la gauche qui nous permettra d'enfin voter à gauche au 2ème  tour des Présidentielles et non pas par défaut. »

 

Ceux qui n’ont pas fait leur choix :

Une catégorie qui n’aura eu de cesse de se remplir au fil de notre tournée des élus. Désemparés ou amnésiques sur le positionnement individuel des sept candidats, les élus des Alpes du Sud ne savent pas vers quelle gauche se tourner. Manque de courage politique ? Ou conséquence d’une campagne express pressant les futurs électeurs ? Quoi qu’il en soit les élus comme les citoyens font face à pléthores de proposions qui les laissent sans voix.

Patricia Granet, maire de Digne-les-Bains et présidente de la communauté d’agglomération de Digne, « plus préoccupée par la création de la nouvelle agglomération », n’a à cette heure pas fait son choix. Gérard Fromm, maire de Briançon et conseiller départemental (DVG) n’a lui non plus pas fait son choix à cette heure, tout comme l’ex secrétaire de section du PS à Briançon et membre de Debout le Gauche, Vincent Faubert. « Mon choix n’est pas encore arrêté entre Vincent Peillon qui incarne l’équilibre des différents courants du PS et Benoît Hamon qui se distingue par ses propositions singulières. » Joël Bonnafoux conseiller départemental de Chorges et maire de la Bâtie-Neuve, hésite entre deux gauches : celle portée par Manuel Valls « même si je n’oublie pas certaines mesures qui m’ont contrarié », et celle de Vincent Peillon.

Khaled Benferhat, conseiller départemental (PS) et maire de Saint-Etienne-les-Orgues attend l’issue des débats pour faire son choix, quand Serge Carel, autre conseiller départemental des Alpes de Haute-Provence (DVG) hésite à aller voter, tout en se positionnant plutôt du côté de Manuel Valls. Indécision toujours, celle de Pierre Pourcin, vice-président du conseil départemental des Alpes de Haute-Provence, dont le vote balance entre deux gauches : celle de Peillon ou celle de Hamon.

André Laurens lui aussi attend. Vice-président du conseil départemental aucun candidat ne l’a convaincu, mais « dans tous les cas je voterai pour l'un des candidats socialistes », conclu l'élu. Francis Hermitte, maire de Seynes-les-Alpes, « regrette le spectacle donné par les hommes politiques », se posant la question de savoir « comment des hommes qui s’opposent aujourd’hui pourront s’unir après la primaire ? Je n’ai pas fait de choix pour le moment, mais j’irai voter », précise l’élu qui ne s’interdit pas pour la présidentielle de réorienter son vote pour Emmanuel Macron. « Je ne suis pas un Macroniste, mais je pourrais donner volontiers ma voix Emmanuel Macron pour le vote de la présidentielle », ajoute sur Alpes 1 Francis Hermitte.

 

Enfin, la candidate (PS) aux élections législatives dans les Alpes de Haute-Provence, et conseillère départementale, Delphine Bagarry se dit « très indécise pour l’instant », mais « enthousiaste par le projet de Vincent Peillon (…) attaché à Manuel Valls, et séduite par Benoît Hamon », bref … indécise.

 

3 débats pour faire son choix

Pour les indécis, les sept candidats s'opposeront lors de trois débats organisés avant le premier tour. Le jeudi 12 janvier (sur TF1), le dimanche 15 janvier (sur BFM TV et i>Télé) et le jeudi 19 janvier (sur France Télévisions). Puis, les deux finalistes se feront face le mercredi 25 janvier sur TF1 et France 2, à quatre jours du second tour.



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