Hautes-Alpes : un protocole pour faciliter les prélèvements d’organes

Hautes-Alpes : un protocole pour faciliter les prélèvements d’organes

JUSTICE / SOCIÉTÉ / Objectif : sauver toujours plus de vies

 

- Hautes-Alpes -

 

Que le prélèvement d’organes ne soit plus empêché par un obstacle médico-légal : c’est l’objectif d’un protocole qui a été signé ce mardi entre le CHICAS à Gap et le Procureur de la République Florent Crouhy. Dans le cadre des décès survenus par mort violente sur le département des Hautes-Alpes le médecin, lorsqu’il venait constater le décès, pouvait produire ce que l’on appelle un obstacle médico-légal. Il concerne les décès par mort violente de circonstances inconnues ou suspectes. Comme le rappelle le Procureur, pour préserver l’enquête, le prélèvement d’organes pouvait parfois être refusé par le Parquet, « peut-être que par ces décisions un peu trop strictes, on ne permettait pas à certaines personnes qui étaient en attente d’organes de survivre. On a donc décidé avec l’hôpital de Gap de se rapprocher et que, en temps réel lorsque la mort encéphalique est constatée, le Procureur soit avisé en lien avec l’Institut Médico-légal de Grenoble pour savoir quel organe peut être prélevé et dans quelles conditions pour préserver l’enquête ».

 

« C’est la première fois en France que ça se fait dans un hôpital qui n’est pas rattaché directement à un Institut Médico-légal », F. Crouhy

 

Cinq prélèvements par an réalisés à Gap

Le tout se fait en lien avec le médecin légiste basé à Grenoble souligne Marion Berthet, praticien hospitalier à l’hôpital de Gap, « on envoie toutes les données à la médecine légale de Grenoble qui étudie les pièces, peut nous demander des examens supplémentaires et s’ils estiment qu’on peut réaliser le prélèvement sans compromettre l’enquête, ils donnent le feu vert ». Il faut savoir « qu’une mort encéphalique est rare donc un prélèvement est encore plus rare. Chaque organe est précieux. En moyenne on prélève quatre organes par donneur et à Gap, on recense dix patients par an, ce qui peut aboutir à cinq prélèvements » ajoute Marion Berthet.

 

A. Vallauri



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