Hautes-Alpes : l’habitat indigne, un fléau encore bien présent

Hautes-Alpes : l’habitat indigne, un fléau encore bien présent

SOCIAL / Sur le département, on dénombre 80 logements insalubres, sachant également que 20% des foyers haut-alpins sont en précarité énergétique

 

- Hautes-Alpes -

 

L’habitat indigne, un fléau encore bien présent dans les Hautes-Alpes. Dans le cadre de la loi ELAN, qui a pour ambition de faciliter la construction de nouveaux logements et de protéger les plus fragiles, un nouveau Protocole de lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique a été signé jeudi dernier en préfecture des Hautes-Alpes. Un partenariat entre les différents acteurs concernés avec notamment l’intégration du parquet de Gap et des élus locaux dans ce dispositif sur la période 2022-2027. Cette convention implique donc une mobilisation accrue à travers des réunions, des groupes de travail et surtout des visites sur le terrain pour mieux identifier les logements insalubres et mettre en avant les aides financières disponibles.

 

« Les élus et les maires jouent un rôle essentiel car ils connaissent leur territoire pour identifier les logements sur lesquels il y aurait des travaux à faire », Cédric Verline

 

Sur le département, on en compte 80, sachant également que 20% des foyers haut-alpins sont en précarité énergétique. Des chiffres insatisfaisants pour Cédric Verline, secrétaire général de la préfecture et sous-préfet de Gap qui veut notamment se concentrer sur deux types de personnes : les propriétaires financièrement fragiles qu’il faut accompagner et les marchands de sommeil qu’il faut sanctionner.

 

Avec la solidarité et le social au cœur de ses compétences, le Département des Hautes-Alpes est bien entendu en première ligne de ce protocole aux côtés des services de l’État. Cette signature a également été l’occasion pour Gérard Tenoux, 9ème vice-président en charge du numérique et de l’habitat, de proposer le lancement d’Assises de l’Habitat au niveau départemental pour anticiper la prochaine crise qui pourra bien être celle du logement.

 

C.Lourenço