Hautes-Alpes : une convention pour mieux protéger le personnel soignant dans les hôpitaux

Hautes-Alpes : une convention pour mieux protéger le personnel soignant dans les hôpitaux

SOCIÉTÉ / Le personnel est en effet confronté de « façon régulière » à des situations de tension avec parfois des violences verbales mais aussi physiques

 

- Hautes-Alpes -

 

« Les hôpitaux sont des lieux de soin mais ils sont aussi confrontés à des enjeux de sécurité et de sûreté », c’est ce qu’a rappelé ce lundi Yann Le Bras, directeur du CHICAS alors qu’une convention Hôpital, Préfecture Police Gendarmerie Justice a été signée. Elle s’inscrit dans un protocole national qui doit permettre aux professionnels de santé d’avoir des conditions de travail sécurisées. Le personnel est en effet confronté de « façon régulière » à des situations de tension avec parfois des violences verbales et de façon plus exceptionnelle à des violences physiques dans les Alpes du Sud. Pour y faire face, des référents sont désignés dans chaque service. Ils doivent permettre de fluidifier les relations de travail avec la Police ou la Gendarmerie. De plus, la convention doit permettre aux personnels de mieux intégrer la conduite à adopter lors par exemple de l’hospitalisation d’une personne en garde à vue. À travers cette convention, il s’agit aussi de mieux protéger les victimes de violences conjugales.

 

Ces violences ont augmenté de 20 à 25% depuis le début de l’année par rapport à 2020 sur les Hautes-Alpes

« On s’est rendu compte que certaines victimes se rendaient pour la première fois dans un hôpital, et non dans une brigade de Gendarmerie ou un commissariat pour faire constater des blessures. Mais après ce constat, elles n’allaient pas forcément déposer plainte. L’idée est de rapprocher les constatations médicales de la prise de plainte. Pour se faire, les services de Police et de Gendarmerie, une fois le constat médical fait, se déplaceront dans les hôpitaux, dans une salle mise à leur disposition pour recueillir la plainte. On va raccourcir médical et judiciaire » explique Florent Crouhy, Procureur de la République de Gap.

 

A. Vallauri



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