Alpes de Haute-Provence : une convention pour lutter contre les inégalités hommes-femmes

Alpes de Haute-Provence : une convention pour lutter contre les inégalités hommes-femmes

SOCIÉTÉ / Le CIDFF 04 et les agences de Pôle Emploi vont mener main dans la main des actions concrètes en faveur des femmes

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

Lutter contre les inégalités hommes-femmes, tels sont les objectifs d’une convention signée dans les Alpes de Haute-Provence entre le CIDFF 04, centre d’information sur les droits des femmes et des familles, et les agences de Pôle Emploi grâce à des actions concrètes. Les femmes qui travaillent perçoivent une rémunération qui est inférieure à celle des hommes d’environ 28%. Sur les Alpes de Haute-Provence, 39% des femmes sont concernées par le temps partiel contre 13% pour les hommes. Autre constat, les femmes sont davantage demandeuses d'emploi et bénéficiaires du RSA que les hommes. Richard Spinosa, Directeur Pôle Emploi des Alpes du Sud explique que « cette convention s’appuie sur des actions que l’on met déjà en œuvre. Chaque mois à Pôle Emploi, on a un atelier qui est co-animé avec le CIDFF et qui nous permet d’informer les femmes sur l’ensemble de l’offre de services, à la fois du CIDFF et de Pôle Emploi. À l’issu de l’atelier, on fait une orientation vers le dispositif qui est le plus adapté aux personnes ».

 

Le CIDFF tient aussi une permanence à Pôle Emploi

La collaboration entre les deux structures sera aussi enrichie toute au long de l’année en fonction des besoins comme le rappelle Bérengère Imbert, correspondante du CIDFF à Pôle Emploi.

 

« On a décidé de travailler sur tous les freins que pourraient avoir ces femmes avant de retourner à l’emploi », B. Imbert

 

CIDFF04 et Pôle emploi s'engagent conjointement à animer des ateliers mensuels pour lever ces freins que sont la mobilité géographique, l’organisation des temps de vie, la garde d’enfants, la représentation des métiers sexués ou encore la lutte contre les stéréotypes sexués et la discrimination. Un comité de pilotage annuel devra permettre de savoir combien de femmes ont eu accès à ces actions.

 

M. Bonnefoy