L’affaire débute par un simple contrôle routier mené le 20 juin dernier par les gendarmes. À bord du véhicule de ce Sisteronnais, les militaires mettent la main sur deux cartouches de cigarettes italiennes, 8500 euros en espèces et trois téléphones portables. Des éléments jugés suffisamment troublants pour approfondir les investigations.
Quelques semaines plus tard, un signalement anonyme évoque une revente régulière de tabac à bas prix. L’analyse des téléphones révèle des échanges explicites avec des acheteurs, confirmant la mise en place d’un petit réseau d’approvisionnement. Les enquêteurs perquisitionnent alors chez sa mère et chez sa compagne, où sont découverts près de 12 000 euros supplémentaires ainsi que d’autres cartouches.
Devant le tribunal, le prévenu reconnaît avoir fait venir des cigarettes d’Italie par des proches, tout en relativisant les faits. Son activité saisonnière de snack, dépourvue de comptabilité, est également pointée du doigt. Le parquet retient la contrebande et le travail dissimulé, tandis que la défense minimise l’ampleur des faits.
Les juges ont finalement retenu les deux infractions et prononcé une double sanction : 2000 euros d’amende fiscale et 2000 euros d’amende délictuelle, soit un total de 4000 euros.








