Le feuilleton judiciaire autour du parc solaire prévu à Cruis, dans les Alpes-de-Haute-Provence, connaît un nouveau tournant. Le 29 janvier, le tribunal administratif de Marseille a annulé l’arrêté préfectoral qui autorisait la société Boralex à déroger aux règles encadrant la protection de la faune sauvage.
La multinationale canadienne prévoyait d’implanter une centrale photovoltaïque sur 17 hectares. Pour mener à bien le chantier, une autorisation spécifique lui avait été délivrée afin d’intervenir sur des habitats abritant plusieurs espèces protégées. Cette décision administrative, prise par le préfet en complément d’un premier feu vert, a finalement été retoquée par la justice.
L’ASPAS a saisi la justice pour contester la dérogation, estimant qu’elle ne respectait pas le droit de l’environnement.
Le projet reste donc suspendu à la suite de la procédure et aux éventuelles nouvelles démarches administratives de l’entreprise.








