Alpes de Haute-Provence : de la prison ferme pour un trafic de stupéfiants au sein de la maison d’arrêt de Digne-les-Bains

Alpes de Haute-Provence : de la prison ferme pour un trafic de stupéfiants au sein de la maison d’arrêt de Digne-les-Bains

JUSTICE / L’un des prévenus aurait fourni à son frère du cannabis pendant que ce dernier était incarcéré. Tous les deux, ainsi que trois autres prévenus, ont été appelés à la barre du tribunal correctionnel de Digne-les-Bains.

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

Tout commence en janvier 2014 alors que l’un des prévenus, André, est incarcéré à la maison d’arrêt de Digne-les-Bains. L’homme de 34 ans à la carrure assez imposante aurait demandé à son grand frère Manuel, patron d’un snack à ce moment-là, de lui fournir du cannabis ainsi que des téléphones portables. Ce dernier se serait alors exécuté avec un procédé bien précis. Le restaurateur aurait dissimulé la marchandise réclamée dans des paquets de cigarettes, à l’aspect usagé, laissés par terre à l’entrée de la maison d’arrêt. Des codétenus d’André, chargés de réceptionner les denrées issues de l’extérieur auraient alors fait le reste.

De la revente de stupéfiants au sein de la maison d’arrêt ?

La compagne d’André, Jennifer, serait, elle aussi, impliquée. Tout comme Thomas, co-détenu d’André, absent lors de l’audience, qui aurait demandé à son ex-compagne Manon de lui procurer des stupéfiants pendant sa détention. Cette dernière aurait alors sollicité les services de Manuel, le frère d’André, pour parvenir à ses fins. Manuel qui serait également un dealer et consommateur de cannabis et de cocaïne. La présidente du tribunal relève des incohérences entre ce qu’il déclare à la barre et ce qu’il a dit précédemment aux enquêteurs. Et c’est le cas pour les autres prévenus. Une confusion règne autour de certains aspects de l’affaire. André se défend d’avoir revendu à ses codétenus le cannabis qu’il aurait reçu. Il reconnaît seulement en avoir donné. Celui qui est décrit comme étant « le patron » de sa cellule nie avoir eu une quelconque autorité sur les autres personnes incarcérées avec lui.

« Vous me faites passer pour un monstre », André.

Si de la prison avec sursis a été requise pour Manon et Jennifer, ce sont en revanche quatre ans de prison ferme qui ont été requis pour André, trente mois fermes pour Manuel et un an ferme pour Thomas. L’avocat de Manuel, qui est d’ailleurs le seul des prévenus à en avoir un, souligne « la misère humaine » qui émane de cette affaire. Tous les prévenus ont des enfants, dont certains en bas âge. Et tous disent également regretter les faits. Finalement, Jennifer s’en sort avec six mois de prison avec sursis et Manon, quatre mois avec sursis. André quant à lui écope d’une peine de quatre ans de prison dont deux avec sursis et de 5000€ d’amende. Son frère Manuel a été condamné à 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis et à une amende de 15 000 euros. Thomas quant à lui a été condamné à 12 mois de prison fermes, en raison de son absence à l’audience.

H. Sarracanie



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