Région : « 130 millions d'euros de sanctions financières en 3 ans à la SNCF »

Région : « 130 millions d'euros de sanctions financières en 3 ans à la SNCF »

TRANSPORT / Philippe Tabarot, vice-président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur en charge des transports, répondait aux accusations de Franck Gatounes, de l'Étoile Ferroviaire de Veynes. Celle d'avoir payé "rubis sur ongle" la facture à la SNCF et d'avoir "fait un gros coup de communication" en parlant de sanctions financières

 

- Région - 

 

Il y a des déclarations qui font plaisir, d’autres qui font hérisser le poil. Comme celle-ci, vendredi sur Alpes 1, « la région a fait un coup de comm ». Franck Gatounes, du collectif ferroviaire de l’étoile de Veynes revenait sur l’annonce faite en 2016 par la PACA, alors sous la présidence de Christian Estrosi, de taper sur les doigts de la SNCF si le contrat n’était pas respecté, « elle a payé la facture rubis sur ongle », poursuivait-il. Une réflexion « déplacée » pour Philippe Tabarot, vice-président régional en charge des transports invité ce matin dans « Le 8 :30 » d’Alpes 1. « Nous sommes obligés de payer chaque année une facture à la SNCF pour faire circuler des trains, 130 millions d’euros ont été économisés sur trois ans », estime t-il. Une somme qui correspondrait aux sanctions financières imposées à la société des chemins de fer. Un bras de fer engagé qui aurait permis de gagner « 15 points en termes de fiabilité et en nombre de trains qui ne sont plus supprimés » poursuit l’élu.

 

Une mise à la concurrence qui s’ouvre progressivement

C’était aussi une annonce de 2016 : ouvrir les rails à la concurrence. Depuis, le projet est largement engagé puisque « deux lots sur six sont mis à la concurrence » explique Philippe Tabarot. Il s’agit de l’Étoile ferroviaire niçoise et la ligne entre les métropoles Marseille-Toulon et Nice. « Les candidats seront choisis cet été, d’autres lots suivront » notamment la ligne des Alpes.

 

« Je serai aux côtés de Renaud Muselier, quel que soit son choix », P. Tabarot

 

Quant aux régionales, si une clause de revoyure est fixée par le gouvernement pour déterminer si ces échéances auront bien lieu en juin prochain, Renaud Muselier, président régional, n’a toujours pas dévoilé sa candidature. « Je serai à ses côtés quel que soit son choix, je souhaite qu’il se représente », poursuit le vice-président.

 

C. Cava Michard