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Alpes du Sud : « un mythe autour des fermetures des services d'urgences », Agnès Buzyn

SANTÉ / Trois semaines avant l'annonce de la réforme du système de santé, la ministre de la Santé a tenté de rassurer affirmant qu’« il n'y aura aucune fermeture d'un hôpital de proximité ». Un message qui relance le sujet de l’avenir des hôpitaux d’Embrun et Laragne-Montéglin.

 

- Alpes du Sud -

 

Alors que le sort du service d’urgence de nuit de l’hôpital d’Embrun et du service psychiatrie de l’hôpital de Laragne-Montéglin sont encore en suspend, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, est revenu ce mardi sur France Info sur la réforme du système de santé, qui doit être présentée à la « mi-septembre » par le gouvernement.

 

« Moi, je me suis engagée sur une chose, il n'y aura aucune fermeture d'un hôpital de proximité » Agnès Buzyn.

 

« Un mythe autour des fermetures des services d'urgences »

Rassurer avant la présentation de la réforme de santé, telle était la mission de la ministre. « Les hôpitaux de proximité vont rester, les Français en ont besoin, ils ont besoin d’une offre de service au plus près de chez eux, il n’y aura pas de fermeture d’hôpital », a-t-elle insisté. Interrogée sur les urgences, en tension cet été, elle a estimé qu’il y avait « un mythe autour des fermetures des services d’urgences. »

 

 

Agnès Buzyn a tout de même concédé qu’ « il y a parfois des services d'urgences qui ferment, mais il faut savoir que globalement nous avons 78 services d'urgences qui ont ouvert en plus ces dernières années ». Concernant les zones rurales « où effectivement il n'y a plus d'activité, et très peu de services, pas besoin d'un service d'urgences, mais il y a plein de services d'urgences qui ouvrent dans des zones qui sont moins peuplées », a-t-elle poursuivi.

Face à l’exercice comptable de la ministre à l’encontre de certains services d’urgences, celui d’Embrun semble de son côté répondre à l’égalité des territoires face aux services de santé.  Une « nécessité absolue » de maintien des services d’urgences 24h/24 et 7 jours/7 comme le défendait début mai, le maire d’Embrun, 2ème vice-présidente de la région Provence-Alpes Côte d’Azur et présidente du Conseil Territorial de Santé pour les Hautes-Alpes, Chantal Eyméoud et le député (LREM) des Hautes-Alpes, Joël Giraud.

 

Vers une réorganisation des services

Une réforme qui sera également axée sur une réorganisation « qui va se faire en proximité des gens », en permettant « aux médecins en ville d'être présents plus qu'aujourd'hui sur les périodes de garde parce que, effectivement, tous nos services d'urgences réceptionnent énormément de malades qui n'ont pas besoin d'aller aux urgences. »

Enfin, la réforme du système de santé devra permettre d'apporter des réponses au malaise des soignants et au déficit chronique des hôpitaux. En février, « cinq grands chantiers » prioritaires ont été identifiés : qualité et pertinence des soins, financement des hôpitaux, formation et qualité de vie au travail des professionnels de santé, virage numérique et organisation territoriale des soins.

 

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A.Cam