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Alpes du Sud : l'élection législative aura lieu les 11 et 18 juin 2017, annonce le gouvernement

POLITIQUE / Stéphane Le Foll a annoncé officiellement les dates de la tenue de la prochaine élection présidentielle et législative à l'issue du Conseil des ministres de ce mercredi 4 mai.

 

- Alpes du Sud -

L'élection présidentielle aura lieu les 23 avril et 7 mai 2017 et les élections législatives les 11 et 18 juin, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll a ajouté lors du compte rendu du conseil des ministres que les élections sénatoriales auraient lieu le 24 septembre 2017.

 

Et une campagne en partie lancée dans les Alpes du Sud

Sauf pour les actuels élus dont la rhétorique consiste à annoncer que pour le moment le seul objectif était de mener à bien le mandat, tel Christophe Castaner, député (PS) de la 2ème circonscription des Alpes de Haute-Provence,  ou Joël Giraud député (PRG) de la 2ème circonscription des Hautes-Alpes. D’autres comme Karine Berger, députée (PS) de la 1ère circonscription des Hautes-Alpes, se distingue dans son approche, à travers le choix du président de la République, «  si François Hollande se présente, je serai à ses cotés pour défendre le bilan du gouvernement ».

Enfin Gilbert Sauvan, député (PS) de la 1ère circonscription  des Alpes de Haute-Provence, et président du conseil départemental, a déjà annoncé qu’il ne se représenterait pas, espérant au passage voir la candidature du maire de Digne-les-Bains et 1ère vice-présidente du département, Patricia Granet, prendre la relève, afin que la gauche reste à la tête du département.

Mais qu’on ne s’y trompe pas, les stratégies sont déjà en pleine gestation et c’est à droite qu’on sort du bois en premier.

 

« Les Français veulent l’alternance »

Et dans les couloirs les candidats pressentis à droite comptent bien surfer sur cette idée. Idée soutenue par l’impopularité dont souffre François Hollande et avec lui  l’action gouvernementale.

Dans les Hautes-Alpes, le candidat à la candidature à venir la plus évidente se nomme Arnaud Murgia, conseiller départemental (LR) de Briançon 1. Soutien de Bruno Le Maire, il n’a jamais caché ses ambitions politiques et se verrai bien battre le fer face au sortant Joël Giraud. Un élu qui au-delà d’un travail reconnu aussi bien à gauche qu’a droite -mais seulement hors micro. Ndlr-, pourrait faire face à la lassitude des électeurs après trois mandats. Une possible lassitude qui s’est traduite lors des dernières élections régionales par une très nette victoire de la droite sur les principales villes de sa circonscription, y compris celle dont il est l’édile.

Principal objet d’inquiétude et de désunion à venir pour la droite sur cette 2ème circonscription, la décision de la vice-présidente de la région PACA (UDI), et maire d’Embrun, Chantal Eyméoud. En effet, lors de son passage sur Alpes 1, le président du parti, Jean-Christophe Lagarde, a clairement souhaité que celle-ci se présente. Un souhait qui n’a à ce jour reçu aucune réponse négative de la part de l’intéressée. Et une déclaration en écho aux désaccords entre l’UDI et Les Républicains pour l’organisation de la primaire à droite et d’un candidat unique pour les deux partis.

Enfin, la surprise pourrait venir d’un autre prétendant, avec la candidature du maire des Orres, et conseiller national Les Républicains Pierre Vollaire.

Sur la 1ère circonscription des Hautes-Alpes, la députée sortante Karine Berger n’est à ce jour mise en opposition avec aucun candidat déclaré. Mais on n’oublie pas que sur Alpes 1, le maire de Gap et vice-président de la région PACA, Roger Didier ne s’interdisait rien quant à l’éventualité de proposer sa candidature. Autre option, celle du maire de Tallard et conseiller national Les Républicains, Jean-Michel Arnaud.

Dans les Alpes de Haute-Provence, un candidat à la candidature Les Républicains s’est déjà fait connaitre sur Alpes 1 pour la 1ère circonscription,  Bruno Bourjac. Une candidature de la société civile, engagée dans l’écriture du programme de Bruno Le Maire pour les présidentielles de 2017, le candidat originaire de Digne-les-Bains et habitant de Moustiers-Sainte-Marie, pourrait dans son projet être opposé à une autre candidature, dont le nom reste encore secret dans les bruits de couloir, mais qui selon certains « est une élue du département qui pèse encore le pour et le contre, mais qui pourrait avoir le soutien d’un certain nombre de cadres territoriaux du parti ». Quasi certitude, cette élue n’est pas Eliane Barreille, vice-présidente du conseil régional PACA et secrétaire départementale Les Républicains, qui répète à l’envie qu’elle ne sera pas candidate. Dont acte.

Mais comme dans les Hautes-Alpes, l’UDI pourrait faire le choix de soutenir son propre candidat. Et dans ce cadre le maire d’Oraison, Michel Vittenet fait partie des noms envisageables.

Dans la 2ème circonscription, le président de Les Républicains, Sébastien Ginet a quant à lui déjà calqué son agenda sur cette échéance, et espère bien rejouer les élections municipales de Forcalquier, qu’il avait perdues de peu face au sortant Christophe Castaner. Mais attention, dans la série des déjà vu, le maire de Mane et président de la communauté de communes de Haute-Provence (LR), Jacques Depieds pourrait jouer les troubles fêtes et aller jusqu’à se présenter en candidat dissident si son parti venait à ne pas retenir sa candidature.

 

Mais il n’y aura pas que Les Républicains à droite

Pour autant dans la course à l’alternance, Les Républicains ne seront que peu déséquilibrés sur leur droite en terme de candidats issus des Alpes du Sud. Seule quasi certitude, l’infatigable conseillère municipale d’opposition de Digne-les-Bains, Marie-Anne Baudoui-Maurel, passée du FN à Debout la France, devrait croire encore en sa bonne étoile en se déclarant sur la 1ère circonscription des Alpes de Haute-Provence.

Du côté du FN, hormis la poursuite du lancement sur orbite du secrétaire départemental du parti dans les Hautes-Alpes et conseiller régional d’opposition, Amaury Navarranne, peu de chances de voir sortir un candidat crédible issu de nos territoires. Il est donc largement probable que les Alpes du Sud voient parachuter une nouvelle fois des candidats venus récolter des voix sur fond de graine semée par la candidature de Marine Le Pen pour les présidentielles.