Hautes-Alpes : le prix de l’énergie, l’ombre qui plane sur les stations

Hautes-Alpes : le prix de l’énergie, l’ombre qui plane sur les stations
© Thibaut Durand / Alpes 1

ÉCONOMIE / En visite dans les Hautes-Alpes ce mercredi, la secrétaire d'État chargée de la Ruralité Dominique Faure assure que l'État sera aux côtés des stations et qu'une décision sera tranchée fin novembre sur les modalités de cet accompagnement

 

- Hautes-Alpes -

 

Après les Alpes de Haute-Provence ce mardi, la secrétaire d’État chargée à la Ruralité Dominique Faure poursuit ce mercredi sa visite gouvernementale dans les Alpes du Sud en se rendant dans le fief de son prédécesseur et député des Hautes-Alpes, Joël Giraud. Présente à l’ouverture de l’Assemblée générale de l’Association nationale des maires des stations de montagne à Briançon, la ministre a bien entendu été interpellée sur le sujet qui effraie tout le monde : l’explosion des prix de l’énergie.

 

« Les solutions, on va devoir les inventer mais j’invite à un peu de patience car c’est quelque chose que le gouvernement devra trancher avant fin novembre », Dominique Faure

 

Avoisinant les 50 euros le MWh durant des années, la facture est montée jusqu’à 1.000 euros pour redescendre aujourd’hui à 500 euros. « Ce n’est pas supportable » concède la secrétaire d’État qui mise beaucoup sur la réunion de ce jeudi entre le ministre de l’Économie Bruno Le Maire et l’Union Européenne. Quoi qu’il arrive, Dominique Faure l’assure : l’État sera aux côtés des stations de ski à l’aube de la saison hivernale.

 

 

Alors que les aménagements énergétiques de Serre-Chevalier ont été présentés à Dominique Faure, la situation particulière des régies haut-alpines a également été soulevée. Elles sont en effet non éligibles aux aides gouvernementales et ont encore plus la corde autour du cou avec ces augmentations des prix. La secrétaire d’État s’est cependant montrée rassurante et solidaire pour qu’elles puissent rapidement avoir accès aux mêmes accompagnements que les entreprises privées délégataires de service public. Un combat déjà porté et mené à bien par Joël Giraud lors la crise Covid qui a profité de ce déplacement gouvernemental pour faire découvrir à son successeur « La mine d’argent » et le stade d’eau vive de l’Argentière la Bessée. Cette visite s’est finalement conclue par une table-ronde avec les acteurs du tourisme pour effectuer un premier bilan de la saison estivale et échanger autour de celle qui arrive cet hiver.

 

T.Durand / C.Lourenço