Hautes-Alpes : le Département à la rencontre de réfugiés ukrainiens

Hautes-Alpes : le Département à la rencontre de réfugiés ukrainiens

INTERNATIONAL / Selon les chiffres rapportés de la préfecture par Jean-Marie Bernard, une centaine de réfugiés serait actuellement sur le territoire haut-alpin

 

- Hautes-Alpes -

 

Le Département à la rencontre de réfugiés ukrainiens. Arrivées le 4 mars dans les Hautes-Alpes, une partie de la belle-famille d’Henri David a dû quitter le pays et la ville de Tchernihiv suite à l’invasion russe du 24 février dernier. Ce Caturige n’a pas hésité une seconde et a réalisé en voiture les 2.200 kilomètres qui séparent Chorges de la frontière roumaine où il a pu retrouver la mère de sa femme Elena, sa cousine Tania ainsi que la belle-sœur et la belle fille de cette dernière.

 

« Je n’ai pas fui mon pays ! Mon fils m’a demandé d’accompagner sa femme et sa fille en France », Tania

 

Elles représentent l’une des premières vagues de réfugiés ukrainiens sur le département qui atteint aujourd’hui la barre symbolique des 100 personnes, selon le président Jean-Marie Bernard. L’élu haut-alpin qui a tenu à rencontrer ce mardi le couple David et ces femmes en exil dont Tania qui est une députée ukrainienne, l’équivalent français d’une conseillère communautaire. Traduite par sa cousine Elena, Tania est claire : elle n’a pas fui son pays.

 

Entre temps, Henri David a entrepris un second voyage vers la frontière roumaine dans le cadre du projet humanitaire « Urgences Ukraine » organisé par certains habitants de la Communauté de Communes du Pays des Écrins. Le Haut-Alpin a ainsi pu rapatrier quatre autres membres de sa belle-famille qu’il accueille volontiers chez lui. « Je ne pouvais pas m’imaginer rester sans rien faire et encore, je trouve que ce n’est pas suffisant » déclare-t-il alors qu’un troisième périple est prévu d’ici un mois pour venir en aide à ce qu’il considère comme sa deuxième patrie.

 

C.Lourenço