Hautes-Alpes : 25 ans de réclusion criminelle requis contre Quentin Bonnafoux

Hautes-Alpes : 25 ans de réclusion criminelle requis contre Quentin Bonnafoux

JUSTICE / Dernier jour de procès ce vendredi devant la cour d'Assises des Hautes-Alpes

 

- Hautes-Alpes -

 

Dernier jour du procès de Quentin Bonnafoux devant la cour d’assises des Hautes-Alpes. Cet homme de 23 ans est poursuivi pour le meurtre de Yvan Belinga en avril 2018. Ce vendredi après-midi, l’avocat général a requis 25 ans de réclusion criminelle après une journée difficile pour l’accusé qui a eu besoin d’une interruption pour pouvoir se ressaisir physiquement et mentalement. En effet, après l’expertise du médecin légiste dans la matinée qui a décrit un corps dans un état de squelettisation avancée et lacéré par au minimum 43 coups de serpette, Quentin Bonnafoux a été interrogé durant de longues heures sur les faits. Un interrogatoire poussé de la présidente qui a voulu aller dans les détails et il y avait de quoi car celui qui était assis dans le box des accusés a enchainé les versions contradictoires durant ses nombreuses auditions. « Je savais que j’allais m’embourber en venant ici avec toutes mes versions. J’ai préféré exagérer sachant que la vérité sera établie plus tard pour être tranquille en prison. On réfléchirait à deux fois avant de venir m’embêter ». Une stratégie qui n’a clairement pas fonctionné vu son expérience plus que négative à la maison d’arrêt de Varces durant sa détention provisoire.

 

25 ans de prison requis par l'avocat général

Malgré une intelligence relevée par la cour et des propos cohérents durant ce procès, Quentin Bonnafoux s’est assis et tût pour laisser place au plaidoyer de l’avocat des parties civiles constituées du père, du frère et de la sœur d’Yvan Belinga. Pour lui, ce dernier a été massacré par un ami qui durant la reconstitution « n’a pas fait preuve de coopération mais d’une indifférence glaciale ». Des propos durs qui ont été suivis par des réquisitions tout aussi sévères de la part de l’avocat général. « Il ne va pas se contenter de le tuer mais il va faire de lui son objet, son déchet. Ce qu’il a fait après sa mort est tout aussi grave », souligne Florent Crouhy avant de requérir donc 25 ans de réclusion criminelle.

 

C.Lourenço