Hautes Alpes : une vengeance sur fond de trafic de drogues qui tourne mal

Hautes Alpes : une vengeance sur fond de trafic de drogues qui tourne mal

JUSTICE / Récemment interpellés pour des faits qui datent d’octobre 2019, deux jeunes hommes ont été déférés ce jeudi en comparution immédiate au tribunal de Gap pour violences aggravées et séquestration

 

- Hautes Alpes -

 

Tout débute dans la nuit du 30 au 31 octobre 2019 lorsque trois Dignois décident d’aller à Ribiers dans les Hautes Alpes pour acheter du cannabis. Notez que seulement deux d’entre eux sont concernés par le procès de ce jeudi car le troisième qui est mineur comparaitra le 5 novembre prochain devant le juge des enfants. La transaction se passe donc mal et les deux prévenus se font mener en bateau lorsque l’un des dealers part avec l’argent sans donner la marchandise en retour. Enervés par cette arnaque, les deux mis en cause se défoulent sur l’un des complices du fuyard qui n’a pas pu faire de même. Dès lors, la victime est rouée de coups, une lame de couteau lui transperce la cuisse et un coup de feu est tiré en l’air pour l’effrayer. Ils ne s’arrêtent pas là et séquestrent la victime dans son véhicule afin de retrouver son complice. Après une heure et quart de ronde et avoir aperçu la gendarmerie, ils semblent réaliser l’ampleur de leurs actes et libèrent leur « otage » qui aura une ITT de 3 jours et 10 points de suture à la cuisse.

 

Trois ans de prison dont deux ans avec sursis probatoire

Face à ce récit qu’on peut considérer sordide entre plusieurs individus qui baignent dans le trafic de stupéfiants, les avocats des deux prévenus ne demandent pas la relaxe mais la clémence. « Il faut privilégier la reconstruction car cette affaire ne reste qu’un cafouillage », conclut la défense. C’est donc sans surprise qu’ils sont jugés coupables de violences aggravées et séquestrations. Ils écopent ainsi de 3 ans d’emprisonnement dont 2 ans de sursis probatoire avec l’obligation de soigner leurs addictions aux stupéfiants et conserver un travail ainsi que l’interdiction de posséder une arme. Étant donné que le mandat de dépôt n’a pas été décidé, ils seront donc convoqués prochainement par le juge d’application des peines qui selon leurs comportements décidera de les écrouer ou pas.

 

C.Lourenço