Hautes-Alpes : yaourts, faisselles, tomes, direction la ferme de Chanterelles

Hautes-Alpes : yaourts, faisselles, tomes, direction la ferme de Chanterelles

SUR LA ROUTE / Pour ce nouvel épisode, découverte du quotidien d’un couple d’éleveur

 

- Hautes-Alpes -

 

Il est 6h30 à la ferme des Chanterelles dans le hameau les Courtils et la traite a débuté. Une centaine de brebis sont présentes et aux manettes Michel Serres. Le lait est transporté à l’atelier de transformation, où on retrouve Véronique Serres, « dès que le lait est sorti du pis de la brebis, il passe en fabrication ». Yaourts, faisselles, tomes, mais aussi des petits moelleux. Le tout en vente directe à la ferme.  

 

Mercredi :  rencontre avec Christian Richard éleveur à Truziaud, il fait de l'agneau Label Rouge Sisteron, « depuis fin septembre, début octobre, les bêtes de tous les éleveurs du Dévoluy sont en bas dans les terres. Les bêtes pâturent jusqu’à tard dans l’automne. C’est la neige qui nous dicte nos priorités ». Il a fait le choix du label rouge Sisteron. « C’est une zone IGP dont le département des Hautes-Alpes fait partie. On a un cahier des charges strict » souligne-t-il. Il le vend un peu plus de sept euros le kilo, « je pense que le plancher devrait être beaucoup plus haut pour ne pas être à la merci de la PAC qui est peut-être en train de s’essouffler ».

 

Mardi : Il produit de la laine 100% Dévoluy ! Sébastien Arnaud est installé à Maubourg où il a repris la ferme de son père. «J’ai fait une reconversion professionnelle, je me suis installé il y a trois ans. Je voulais faire quelque chose de différent. Je voulais réaliser un projet que j’avais en tête depuis tout gamin.  On valorise la laine Mérinos depuis trois ans », explique-t-il. Une laine qui a donné naissance à la marque Flouka 100% Dévoluy.

 

 

Lundi : Ce sont des éleveurs et des bergers qui perpétuent la traduction ancestrale de l’élevage de brebis. Quel est leur quotidien ? André Borel est un ancien éleveur et berger, il a décidé d’écrire ses souvenirs, « quand on est éleveur on aime les bêtes, on veut faire son travail le mieux possible, c’est notre passion », souligne-t-il. Pour lui, l’arrivée du loup a changé beaucoup de chose dans son métier, « le stress. C’est abominable dans la vie du couple. J’ai arrêté l’élevage depuis quelques années, mais je rêve toujours du loup, je m’agite dans le lit, je donne des coups »

O. Milleville