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Hautes-Alpes : vers la fin de l’isolement à l’hôpital de Gap

Les dépistages réalisées sur les patients, suspectés d’être porteurs d’une EPC, se sont révélés négatifs sauf pour un patient qui bénéficie d’une surveillance particulière

Hautes-Alpes - Trois semaines après le décès d’un patient en fin de vie, âgé de 66 ans et atteint d’une Entérobactérie Productrice de Carbapénémases (EPC), l’hôpital de Gap indique la « fin proche de l’isolement ». Le 8 février dernier, 27 patients « contacts » c'est-à-dire hospitalisés pendant la même période que le patient décédé, avaient été placés en quarantaine.

Les dépistages réalisées sur ces 27 patients, suspectés d’être porteurs d’une EPC, se sont révélés négatifs sauf pour un patient qui bénéficie, aujourd’hui encore, d’une surveillance particulière. « Il n’y pas eu de contamination à l’intérieur de l’hôpital, ni vers l’extérieur. Seul un patient a eu un résultat positif. Les autres ont pu regagner leur domicile ou un centre de soins », explique à la radio Alpes 1, Richard Dalmasso, directeur du Centre Hospitalier Intercommunal des Alpes du Sud (CHICAS).

En effet, une femme de 60 ans est porteuse d’une EPC, mais elle n‘est pas infectée, comme c’était le cas du patient décédé (ce dernier était infecté par une Serratia Marcescens). « Le germe est différent. On est obligé de conserver des précautions spécifiques pour cette personne », poursuit le docteur Colette Gerbier, médecin hygiéniste à l'hôpital de Gap.

Reste que l’hôpital de Gap surveille singulièrement les EPC. Pour faire simple, ces bactéries détruisent les antibiotiques et entrainent une impasse thérapeutique. « On va être de plus en plus confronté à ce genre de bactéries multirésistantes. Nous appliquons une politique de dépistage et de sensibilisation générale au bon usage des antibiotiques », précise Sarah Hammami, microbiologiste et chef de service du laboratoire du CHICAS.