« On est là posé temporairement, le temps de se remettre en place et puis après on va continuer à faire les saisons », témoigne de son côté Sébastien qui est en train de passer son permis de conduire. Lui vit du RSA (Revenu de Solidarité Active), tout comme son compagnon de fortune, sans eau ni électricité en plein hiver. « On comprend la position de RFF. C’est vrai que les chiens font du bruit, mais notre objectif est de partir », poursuit-il. Leur avocat, Me Dominique Martin-Amouroux reconnait que RFF peut légitimement réclamer l’expulsion « sans droit, ni titre », mais il demande un délai afin que « le départ se fasse de la manière la moins préjudiciable possible pour les occupants ».
Le dossier doit être examiné, le 2 avril prochain, devant le Tribunal de Grande Instance de Gap.