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Hautes-Alpes : une société attaque le Conseil Général pour un marché litigieux

Une entreprise familiale de transports publics estime avoir été injustement évincée, après un appel d’offres lancé par le département en 2009.

Hautes-Alpes - Une société d’autocars briançonnaise réclame au Conseil Général des Hautes-Alpes plusieurs milliers d’euros, pour un marché public litigieux. Une entreprise familiale de transports publics estime avoir été injustement évincée, après un appel d’offres lancé par le département il y a quatre ans. L’entreprise, qui n’a pas été retenue, conteste la décision et a donc saisi pour la 9ème fois le tribunal administratif de Marseille. 

Pendant 40 ans, la société briançonnaise d’autocars « Rignon » a exploité la ligne de bus régulière (lot n°1 du marché public) qu’elle a fondée et qui relie La Grave, Le Monêtier-les-Bains et Briançon, dans la Vallée de la Clarée. Mais en juillet 2009, le Conseil Général des Hautes-Alpes lance un nouvel appel d’offres à la concurrence. Trois candidats sont en lice pour ce marché quinquennal estimé à 4 396 185 euros par an. Le marché public, qui porte sur le transport voyageur, scolaire et touristique est alors remporté par un groupement : « les autocars Resalp » basé à Briançon et la société des Bouches-du-Rhône, « Sabardu », filiale du Groupe Veolia Transport. 

En trois ans, la société « Rignon » a engagé huit recours devant la juridiction administrative. Tous ont été défavorables à l’entreprise. Aujourd’hui encore, « Rignon » espère l’annulation de ce marché public et réclame au Conseil Général des Hautes-Alpes 293 000 euros de dommages et intérêts. Selon l’avocat de la société « Rignon », Me Philippe Neveu, le marché serait litigieux. « Mon client a relevé de nombreux motifs d’irrégularité dans la procédure. Le Conseil Général n’a jamais été en mesure d’éclairer les motifs de son choix, d’une manière explicite et transparente », indique-t-il à la radio Alpes 1. 

De son côté, le Conseil Général se défend par la voix de son avocat, Me Yann Rouanet. « Le marché public a porté sur 15 lots au total. L’entreprise Rignon a perdu le lot n°1, mais a remporté le lot n°2.  Les critères sur lesquelles se base cette société pour contester le lot n°1 sont avant tout des critères d’ordres formels, qui selon nous n’ont pas d’incidence sur l’issu de la procédure », affirme ce-dernier sur Alpes 1.

Equipements des bus, nombre de rotations, ou encore rédaction du marché public, reste à savoir si les irrégularités présumées ont influencé la décision de la commission d’appel d’offres. Le dossier est examiné, le 5 mars, par le tribunal administratif de Marseille. La décision devrait être mise en délibérée.