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“Une perte de chances pour les victimes” : alerte sur l’hélismur du CHICAS à Gap

“Une perte de chances pour les victimes” : alerte sur l’hélismur du CHICAS à Gap
“Une perte de chances pour les victimes” : alerte sur l’hélismur du CHICAS à Gap - Alpes 1

À Gap, l’organisation future de l’hélismur du centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud suscite de vives inquiétudes. Dans un courrier adressé à l’Agence régionale de santé, le sénateur Jean-Michel Arnaud et le maire Roger Didier alertent sur les risques sanitaires d’un dispositif qui ne fonctionnerait pas en continu.

Le fonctionnement de l’hélicoptère de secours du centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud (CHICAS), à Gap, fait l’objet d’une alerte officielle adressée à l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Dans un courrier révélé ce mardi 10 février, le sénateur des Hautes-Alpes Jean-Michel Arnaud et le maire de Gap Roger Didier interpellent le directeur général de l’ARS sur le futur marché public de l’hélismur, alors que son renouvellement est en cours.

Aujourd’hui, le service d’aide médicale urgente du CHICAS dispose d’un hélicoptère opérationnel sur une plage quotidienne de douze heures, exploité par l’opérateur Babcock jusqu’en 2027. À l’inverse, le marché régional géré par l’Assistance publique–Hôpitaux de Marseille prévoit un fonctionnement sur vingt-quatre heures, mais avec un appareil basé dans les Bouches-du-Rhône.

Dans leur courrier, les deux élus estiment indispensable que Gap bénéficie, à terme, d’un hélismur disponible en continu. "Le choix d’un recours à l’hélismur sur une durée de 24 heures influe directement sur la perte de chances pour les victimes", soulignent-ils, en rappelant les spécificités du territoire haut-alpin.

L’argumentaire s’appuie sur plusieurs facteurs structurels : l’augmentation du flux touristique, le vieillissement de la population, mais aussi le relief montagneux, qui rend les interventions routières plus longues et plus mobilisatrices pour les équipes médicales. "Lorsqu’une intervention est nécessaire en dehors des plages de disponibilité de l’hélismur, cela pénalise l’équipe médicale de l’hôpital, contrainte de mobiliser plus de soignants sur un temps plus long", indiquent les signataires.

Les élus rappellent également que le CHICAS est appelé à jouer un rôle central lors des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030. Récemment rénové, l’établissement est destiné à devenir l’un des centres de référence pour la prise en charge sanitaire dans le département, ce qui renforce, selon eux, la nécessité d’un dispositif aérien pleinement opérationnel.

Sans remettre en cause le recours ponctuel aux moyens de la gendarmerie ou de la sécurité civile, Jean-Michel Arnaud et Roger Didier appellent l’ARS à prendre en compte la situation spécifique des Hautes-Alpes dans l’élaboration du futur cahier des charges. Ils demandent que le CHICAS puisse être doté d’un hélismur disponible 24 heures sur 24, condition jugée essentielle pour garantir la qualité et l’égalité de l’accès aux soins d’urgence sur l’ensemble du territoire.