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Chantier de la RD1075 entre Gap et Grenoble : des associations saisissent la justice contre un projet routier contesté

Chantier de la RD1075 entre Gap et Grenoble : des associations saisissent la justice contre un projet routier contesté

Les opposants à l’aménagement de la RD1075 poursuivent leur mobilisation.

Ce mardi 3 février, plusieurs associations du Trièves porteront leurs recours devant le tribunal administratif de Grenoble pour contester le projet porté par le Département de l’Isère. Une initiative soutenue politiquement par le groupe Isère Écologie et Solidarités, qui dénonce un chantier sur 32 kilomètres entre le Col du Fau et le Col de la Croix-Haute, jugé à la fois coûteux, inutile et contraire aux engagements climatiques.

Dans leur communiqué, les associations Collectif des Lichens, Trièves Mobilité Responsable et Alternatiba estiment que le projet, présenté comme un outil de sécurisation routière, ne répond pas aux besoins réels du territoire. Elles s’appuient notamment sur des documents du Cerema, qui pointent la dangerosité potentielle des créneaux de dépassement à trois voies, au cœur de l’aménagement envisagé. Les enquêtes publiques menées ces dernières années n’auraient par ailleurs pas établi de lien clair entre ces aménagements et une baisse des accidents.

Au-delà de la sécurité, les opposants mettent en cause la finalité même du projet.

"Comme l'a révélé le Département des Hautes-Alpes, ce projet vise en réalité à créer un axe routier européen pour délester la vallée du Rhône et faire passer plus de camions de 44 tonnes. Avec 57 millions d’euros budgétés en 2019 sur dix ans pour neuf créneaux de dépassement, ce projet va à l’encontre des engagements climatiques et des attentes exprimées localement", dénoncent-ils.

Sur le plan financier, le projet prévoit une enveloppe de 57 millions d’euros, budgétée en 2019 sur dix ans, pour la création de neuf créneaux de dépassement. À ce stade, 27 millions d’euros auraient déjà été engagés par le Département de l’Isère, alors même que les travaux de la première section n’ont pas débuté. Une situation que les élus écologistes qualifient de préoccupante dans un contexte de contraintes budgétaires et d’urgence climatique.

Les associations et leurs soutiens appellent désormais à une révision complète du projet et à un réinvestissement dans des alternatives jugées plus adaptées, comme le développement de la ligne ferroviaire Grenoble–Gap.

Un rassemblement est annoncé ce mardi matin devant le tribunal administratif de Grenoble, à l’occasion de l’audience.


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