Le chef du gouvernement leur exposte les orientations et engagements en faveur d’une agriculture "plus juste, plus simple et plus souveraine".
Cette démarche intervient en amont de rencontres prévues aujourd’hui et demain entre le Premier ministre et les organisations représentatives agricoles, avec l’objectif affiché de faire émerger des mesures concrètes répondant aux attentes de la profession. Dans son message, Sébastien Lecornu reconnaît explicitement le sentiment d’injustice ressenti par de nombreux agriculteurs, confrontés à "l’accumulation de règles complexes et parfois mal perçues sur le terrain".
Le chef du gouvernement affirme vouloir mettre fin aux "deux poids deux mesures", rétablir la justice économique et adapter ou supprimer certaines normes lorsque celles-ci pénalisent l’agriculture française "sans bénéfice réel pour l’environnement ou la santé".
Plusieurs priorités sont détaillées dans ce courrier. La première concerne la simplification administrative, avec la poursuite de l’allègement des obligations liées à la Politique agricole commune (PAC), la reconnaissance de la bonne foi des agriculteurs et la fin des sanctions automatiques jugées disproportionnées. Le gouvernement réaffirme également son engagement sur le revenu agricole, en assurant que le budget de la PAC ne baissera pas et en refusant toute renationalisation.
Sur le plan commercial, le Premier ministre affiche une ligne de fermeté face aux importations ne respectant pas les normes sanitaires et phytosanitaires européennes. Des arrêtés doivent être pris dès cette semaine afin de suspendre certaines importations contenant des substances interdites. La gestion de l’eau, qualifiée d’enjeu vital pour l’agriculture, fait aussi partie des axes majeurs, avec l’annonce du déblocage de projets locaux, du triplement du fonds de soutien aux équipements hydrauliques agricoles et la possibilité d’un cadre législatif exceptionnel si la situation l’exige.
Enfin, le courrier évoque la réponse aux crises sanitaires, avec la mobilisation de moyens exceptionnels en cas d’épizooties, des indemnisations rapides et l’adaptation des protocoles scientifiques, notamment pour permettre l’exportation du bétail vacciné.
Ces orientations concernent directement les Hautes-Alpes, où les enjeux liés à la PAC, à la gestion de l’eau, aux normes et aux crises sanitaires sont particulièrement présents. Le préfet des Hautes-Alpes réaffirme ainsi sa pleine mobilisation aux côtés des agriculteurs, s’engageant à veiller à l’application immédiate des nouvelles mesures dans le département dès la publication des décrets et arrêtés correspondants.







