Hautes-Alpes : les Jeunes Agriculteurs dénoncent les "oublis" de la lettre du Premier ministre, la prédation au cœur des critiques

Hautes-Alpes : les Jeunes Agriculteurs dénoncent les "oublis" de la lettre du Premier ministre, la prédation au cœur des critiques
Hautes-Alpes : les Jeunes Agriculteurs dénoncent les "oublis" de la lettre du Premier ministre, la prédation au cœur des critiques - Alpes 1

La réponse du gouvernement à la crise agricole ne convainc pas tout le monde.

Dans un communiqué publié ce mardi, les Jeunes Agriculteurs des Hautes-Alpes contestent vivement la lettre adressée par le Premier ministre aux agriculteurs deux jours plus tôt, estimant qu’un sujet majeur a été laissé de côté : la prédation.

Le syndicat admet que le chef du gouvernement "reconnaît l’injustice ressentie par les agriculteurs" et annonce des engagements sur la simplification des règles, le maintien du budget de la PAC, le soutien face aux crises, la lutte contre la concurrence déloyale des importations, un meilleur accès à l’eau et la souveraineté alimentaire.

Mais pour les Jeunes Agriculteurs 05, "le sujet oublié reste la prédation", alors même que "l’ensemble du territoire national est concerné".

Dans un département de montagne particulièrement exposé, le syndicat rappelle être "sans relâche, depuis des années" mobilisé pour défendre les élevages. Fin novembre, les Jeunes Agriculteurs indiquent avoir interpellé l’ensemble des élus des Hautes-Alpes afin qu’ils relaient "notre voix et notre détresse" auprès des ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique. Ils évoquent également de multiples rencontres avec les services de l’État, restées à ce stade "sans retour ni engagement clair".

Le communiqué détaille une série de revendications précises. Le syndicat réclame notamment la révision complète des méthodes de comptage du loup, jugées insuffisamment fiables, la suppression du seuil de 19% afin d’autoriser des prélèvements adaptés à la réalité du terrain, ainsi que l’autorisation d’utiliser des lunettes de tir à visée thermique, notamment pour des interventions nocturnes sécurisées.

Les Jeunes Agriculteurs demandent aussi la définition d’un statut clair et juridiquement sécurisé du chien de protection, placé sous la responsabilité de l’État, et la prise en charge des mesures de protection pour les bovins, à l’image de ce qui existe déjà pour les ovins.

"Si la prédation ne semble pas le sujet prioritaire du gouvernement, il l’est pour préserver notre agriculture de montagne", préviennent les Jeunes Agriculteurs des Hautes-Alpes, qui assurent vouloir poursuivre le travail syndical tant que des "avancées majeures" n’auront pas été obtenues.