Dans un courrier adressé à Roger Didier, maire de Gap et président de l’agglomération Gap-Tallard-Durance, l’organisation fait part de sa "vive inquiétude" concernant la situation financière "très difficile" de l’association Mobil’idées, qui gère un atelier d’auto-réparation de vélos au cœur de la ville.
L’Udess 05 se dit "très étonnée" que ni la Ville ni l’Agglomération ne contribuent au soutien financier de cette structure pourtant jugée "essentielle dans le tissu associatif et social gapençais".
Implanté place Jules-Ferry, l’atelier assure chaque semaine 4 à 5 permanences, soit environ 25 heures d’ouverture au public, permettant à chacun de réparer son vélo ou d’apprendre à le faire. Près de 300 adhérents gapençais et une quarantaine issus d’autres communes de l’agglo fréquentent régulièrement les lieux.
L’association joue aussi un rôle majeur dans le réemploi : depuis 2017, 3 200 vélos ont été collectés, triés, réparés et remis en circulation par les bénévoles et salariés, évitant leur destruction. L’Udess 05 rappelle qu’il s’agit d’un secteur "en pleine croissance" et souligne l’importance sociale de l’atelier, espace de formation, d’entraide et de lien entre publics variés.
L’organisation appelle donc la municipalité à soutenir financièrement l’atelier, estimant que sa disparition constituerait "un manque considérable pour de nombreux Gapençais".








