Alpes de Haute-Provence : des bracelets anti-rapprochement pour lutter contre les violences conjugales

Alpes de Haute-Provence : des bracelets anti-rapprochement pour lutter contre les violences conjugales

JUSTICE / Un outil qui vient compléter tout un arsenal déjà en place pour prévenir ces violences. En 2020, 379 faits de violences conjugales ont été recensés sur le territoire bas-alpin

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

Trois bracelets anti-rapprochements, BAR, pour mieux lutter contre les violences conjugales dans les Alpes de Haute-Provence. En début de semaine, un protocole a été signé entre les différents partenaires notamment le Parquet, la préfecture, la Gendarmerie ou encore la Direction départementale de la sécurité publique. Ce bracelet permet de déclencher un système d’alerte lorsque le conjoint ou l’ex-conjoint s’approche de la personne protégée. Un périmètre de sécurité est en effet défini par un juge. Grâce à un système de géolocalisation, il est contacté par une plateforme de téléassistance. S’il ne s’éloigne pas ou s’il ne répond pas, les forces de l’ordre sont alertées car la victime dispose d’un boitier qui lui permet, elle aussi, d’être géolocalisée. Elle peut également contacter à tout moment un téléopérateur. Ce dispositif de bracelet anti-rapprochement vient compléter tout un arsenal pour prévenir ces violences comme le dispositif Téléphone grave danger. Jean-Paul Risterucci, Président du tribunal judiciaire de Digne les Bains rappelle que ces bracelets sont attribués dans des cas bien précis, « il a vocation à être mis en place avec l’accord des intéressés, surtout l’accord de la victime. C’est un magistrat, soit au pénal, soit au civil qui va décider de sa mise en œuvre ».

 

357 faits de violences enregistrés en 2019, 379 en 2020

Dans les Alpes de Haute-Provence, on a constaté une hausse des faits de violences familiales et conjugales en 2020. Une hausse qui peut s’expliquer par la crise sanitaire et les périodes de confinement, « curieusement, le phénomène de violences conjugales n’est pas reparti à la hausse entre les mois de mars et de mai. Mais en revanche, ça s’est accentué par la suite puisque l’on a malgré tout, et nos statistiques le démontrent, des chiffres supérieurs à l’année 2019, donc oui il y a eu un effet du confinement. S’il n’a pas été immédiat, il s’est quand même fait ressentir par la suite, dans le courant de l’année 2020 », ajoute le Président du tribunal judiciaire de Digne les Bains.

A. Vallauri