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Alpes de Haute-Provence : un Parti Socialiste à abattre, ou un Parti Socialiste abattu ?

POLITIQUE / Léon Fatio a repris les rennes du Parti Socialiste dans les Alpes de Haute-Provence après la démission de Paola Valenti. Un parti qui doit compter ses troupes pour se remettre en marche... mais dont la force de frappe a été amoindrie au fil des ans

 

- Alpes de Haute-Provence - 

 

Des élus sénateurs, députés, président de Conseil Général... l’état des lieux est aujourd’hui tout autre pour le Parti Socialiste des Alpes de Haute-Provence, « il ne nous reste que la présidence du département » énumère Léon Fatio, le nouveau secrétaire fédéral du PS dans les Alpes de Haute-Provence. C’est lui qui a pris le relais de Paola Valenti, démissionnaire en septembre dernier juste avant les sénatoriales, « on ne s’y attendait pas du tout, la décision nous a surpris. Il a fallu reprendre l’affaire en main ».

S’il déclarait en novembre que le PS était « le parti à abattre », le constat est là : celui d’un parti déjà bien abattu. « Il y a toujours eu des moments difficiles, mais il nous reste quand même des élus au niveau du Conseil Départemental dont la présidence », explique Léon Fatio. Il mise aussi sur les anciens adhérents partis auprès de la République en Marche « qui reviennent. Ils font certainement le constat que la voie qu’Emmanuel Macron prend aujourd’hui n’est plus la force progressiste proposée en 2017 ».

 

« Je préfère être avec 17 camarades où il y a de la convivialité, plutôt qu’une masse de 200 personnes où il n’y a pas de dialogue », L. Fatio

 

Il est donc confiant, « on va repartir, on va se reconstruire et se compter ». Au plus fort du PS, les troupes comptaient jusqu’à 1.000 adhérents, désormais, ils sont 80 « mais plus impliqués », lance Léon Fatio. « Nous arrivons à tenir les réunions, à échanger alors qu’avant, les échanges étaient impossibles. Je préfère être avec 17 camarades où il y a de la convivialité, plutôt qu’une masse de 200 personnes où il n’y a pas de dialogue ». Sauf qu'il est compliqué d'avoir une force de frappe pour faire campagne à la veille des élections départementales et régionales, « sauf qu'aujourd'hui, l'état sanitaire de la France fait que les campagnes de proximité seront compliquées à mener ». Mince espoir pour faire renaître un parti politique, alors pour le nouveau secrétaire fédéral, « il faut s'adresser à la jeunesse même s'il n'y en a pas beaucoup dans les Alpes de Haute-Provence. Dans 24 départements dirigés par le PS, nous avons des propositions dirigées vers le social. Nous avons interpellé les Parlementaires au sujet de la mise en place du revenu universel ouvert aux moins de 25 ans. »

Retrouvez ici l'entretien de Léon Fatio dans son intégralité. 

 

C. Cava Michard