Hautes Alpes : les municipales, une élection qui dénote par ses originalités

Hautes Alpes : les municipales, une élection qui dénote par ses originalités

POLITIQUE / Avec six communes de plus de 1.000 habitants avec une seule liste, deux communes sans candidats au premier tour et des chiffres atypiques, les Hautes Alpes offre bien des particularités insolites à l’orée de ces élections municipales 2020

 

- Hautes Alpes -

 

Maire de Tallard depuis 2001, Jean-Michel Arnaud n’aura pas de concurrence à sa propre succession pour un quatrième mandat. La raison : le président de l’Association des Maires des Hautes-Alpes est tout simplement le seul candidat de cette commune de plus de 1.000 habitants. Cinq autres édiles sont dans une situation identique : Rodolphe Papet à Saint Jean Saint Nicolas, Serge Raymond Victor Giordano à Saint Martin de Queyrières, Fabrice Froment à Serres, Sébastien Fine à Villar Saint Pancrace et finalement Joël Bonnaffoux à La Bâtie Neuve.

 

Un dimanche sans vote à Aspres les Corps et Le Noyer

Une particularité qu’on pousse à un niveau au-dessus avec tout bonnement deux communes haut-alpines qui n’ont pas assez de candidats pour élire un maire. À l’instar de 106 localités françaises, Le Noyer et Aspres les Corps ne connaitront donc pas de votes ce dimanche à l’occasion du premier tour des élections municipales. Les deux communes auront malgré tout la possibilité de déposer de nouvelles candidatures avant le second tour afin de trouver des successeurs à Paulo Ferreira Pacheco et Françoise Mary. En cas contraire, la préfecture des Hautes Alpes mettra alors en place une délégation spéciale pour gérer les affaires courantes avant d’organiser de nouvelles élections dans les trois mois.

 

La Haute-Beaume, une éléction en famille sur la plus petite commune des Hautes-Alpes

Une situation insolite mais pas inhabituelle pour ces petites localités même si la plus petite commune des Hautes Alpes n’a pas ce souci. Avec seulement neuf habitants, La Haute Beaume devrait voir la réélection pour un quatrième mandat de Roger Aquino. Une mairie qui devient rapidement une affaire familiale avec cinq représentants des sept conseillers municipaux provenant de la famille Allegria et de celle du maire. Une chasse gardée familiale qui ne fait cependant pas la joie de certains électeurs qui avaient proposé à l’élu local de rassembler un membre de chaque foyer de la commune.

 

Et puis quelques chiffres parlants pour terminer

Pour conclure, cette élection municipale met en exergue certains chiffres qui sont assez représentatifs de la situation politique haut-alpine. Avec 1.337 femmes candidates, la parité n’est pas au rendez-vous avec 1.986 hommes, soit du 40,23% pour du 59,77%. Malgré le mal-être évoqué par certains maires à l’orée de ces élections, 1.961 édiles tentent de briguer un nouveau mandat face à 1.362 candidats en quête d’une première victoire électorale. Finalement, 35, c’est le nombre de candidats étrangers issus de l’Union Européenne mais résidant sur la commune inscrits les listes haut-alpines. Dans le détail, on décompte 20 Belges, sept Néerlandais, six Italiens, deux Allemands, deux Portugais, un Irlandais, un Suédois et un Roumain.

 

C.Lourenço



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