Hautes Alpes : désaccord entre la mairie de Gap et les infirmiers à domicile

Hautes Alpes : désaccord entre la mairie de Gap et les infirmiers à domicile

SANTÉ / Ils n’arrivent pas à s’entendre sur la gratuité du stationnement en centre-ville lorsque les soignants sont en service. De nombreuses infirmières se sont faits verbalisées durant l’exercice de leur travail

 

- Hautes Alpes -

 

Voici un problème qui ne date pas d’hier et qui refait aujourd’hui surface. En effet, en 2008, les représentants syndicaux des infirmières avaient rencontré le maire de Gap, Roger Didier et le responsable de la police municipale afin de trouver un arrangement. Un accord écrit est ressorti de cette réunion qui stipulait une tolérance sur les stationnements payants en centre-ville. Depuis le printemps, cette tolérance ne semble pourtant plus exister suite aux nombreuses contraventions reçues par ces professionnels de santé. « On ne peut pas s'amuser à regarder la montre pour surveiller si on n'est pas en train de dépasser le temps de stationnement », regrette fortement Vivien Janselme, infirmier.

Après la rencontre de Vivien Janselme et de deux autres infirmiers avec Roger Didier le 30 septembre dernier, le statu quo est de mise. Pour le maire de Gap, le système de stationnement en centre-ville est plus qu’adapté. « Ce ne sont pas moins de 7 heures de gratuité qui sont comptabilisées sur la même journée entre le stationnement de voirie et les parkings dont certains sont gratuits. De plus, nous avons installé un abonnement de seulement 10 euros par mois sur le parking de Bonne », explique l'édile de la capitale douce.

 

« On soigne des gens ! On ne peut pas se permettre de tronquer les soins qu'on est en train de faire », Vivien Janselme, infirmier

 

Face à l’intransigeance du maire, les infirmiers ont alors essayé de trouver un compromis. « Nous lui avons proposé de nous faire payer un abonnement à l'année pour lui montrer qu'on n'est pas là pour demander la gratuité pour tout. Cela se fait dans certaines villes comme à Nice par exemple », indique Muriel Poletti, représentante de l’URPS Infirmière PACA. Face au refus de la municipalité, ils se sont alors dirigés vers Ambitions pour Gap, en cette période de campagne électorale avant les municipales de mars 2020. Le parti d’opposition a appuyé leur demande et leur a fait une promesse. « On s'est engagé à une chose. C'est de les rencontrer dès le lendemain de l'élection et de trouver ensemble le bon fonctionnement pour qu'ils puissent accèder gratuitement au centre-ville lorsqu'ils travaillent» promet Christophe Pierrel, président d’Ambitions pour Gap. Le maire Roger Didier reste inflexible devant cette pression politique à peine voilée obligeant les infirmiers à attendre les élections municipales pour voir potentiellement une résolution à leur problématique.

Le reportage de Christophe Lourenço :

 

C. Lourenço



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