Le syndicat dénonce une réponse sécuritaire disproportionnée face à une mobilisation qu’il qualifie de pacifique.
Selon la Confédération paysanne, plus de 150 paysannes et paysans venus de toute la France, y compris des départements et régions d’outre-mer, se sont rendus mardi au ministère de l’Agriculture pour réclamer des réponses sur plusieurs dossiers jugés urgents. À l’issue de cette action, 52 personnes ont été placées en garde à vue, parmi lesquelles figurent les trois porte-parole nationaux du syndicat ainsi que le président de la chambre d’agriculture de Guyane.
Le syndicat affirme que la mobilisation s’est déroulée sans violence. Les manifestants seraient entrés à pied dans le hall de la Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE), où des banderoles ont été déployées, à l’intérieur comme à l’extérieur du bâtiment. La Confédération paysanne dénonce en revanche un encadrement policier jugé excessif, évoquant notamment des opérations de "nassage" et l’intervention de la Brav-M, ainsi que des entraves au travail de journalistes présents sur place.
Dans son communiqué, la Confédération paysanne estime que cette intervention s’inscrit dans un climat de tension durable entre le monde agricole et les pouvoirs publics. Le syndicat met en cause les récentes déclarations du Premier ministre et de la ministre de l’Agriculture, qu’il considère comme révélatrices d’un "mépris" envers les revendications paysannes, en particulier celles émanant des territoires ultramarins.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la Confédération paysanne indique qu’une paysanne du département figure parmi les personnes placées en garde à vue, soulignant ainsi l’implication locale dans un mouvement à dimension nationale. Le syndicat affirme rester mobilisé pour défendre ce qu’il considère comme la souveraineté alimentaire et l’avenir de l’agriculture paysanne.







