Hautes-Alpes : trois personnes jugées pour avoir forcé la frontière

Hautes-Alpes : trois personnes jugées pour avoir forcé la frontière

JUSTICE / Ce dimanche, une centaine de militants a encadré à pied et par des véhicules ces migrants, forçant le barrage à la frontière de Montgenèvre.

 

- Hautes-Alpes -

 

Six personnes interpellées ce dimanche, lors de la manifestation « No Border » de militants français et italiens. Le Parquet de Gap indique que deux hommes de nationalité suisse, âgés de 23 et 26 ans, ont été placés en garde à vue au commissariat de police, ainsi que quatre Italiens, trois hommes et une femme, au sein de la gendarmerie.

 

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Dans la nuit de lundi à mardi, le Parquet a décidé de la remise en liberté des trois hommes de nationalité italienne, faute « d'éléments suffisants pour démontrer leur présence lors du passage en force de la frontière ». Concernant les deux hommes de nationalité suisse et la femme de nationalité italienne, ils seront jugés ce mardi après-midi à 13 heures en comparution immédiate pour « aide à l'entrée irrégulière de plus d'une vingtaine d'étrangers en bande organisée ».

 

« D'avoir par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée irrégulière en France de plus d'une vingtaine d'étrangers, avec cette circonstance que les faits ont été commis en bande organisée, en l'espèce en leur faisant passer la frontière franco-italienne par l'organisation d'un attroupement concerté de plus d'une centaine de personnes entourant physiquement ces étrangers et les encadrant avec des véhicules, afin d'empêcher leur contrôle au poste de la police aux frontières, puis afin de les faire échapper au dispositif mis en place par la gendarmerie nationale et de les escorter jusqu'à Briançon. Faits prévus et réprimés par les articles L.622-1, L.622-3, L.622-5 à L.622-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. »

 

Ce dimanche, une centaine de militants a encadré à pied et par des véhicules ces migrants, forçant le barrage. Les accusés encourent 10 ans d'emprisonnement, 750.000 € d'amende et l’interdiction du territoire français. Le Parquet de Gap qui indique que les investigations se poursuivent pour interpeller d'autres personnes qui auraient participé à ce délit.

 

G. Piat



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