Hautes-Alpes : manifestation contre Linky à Gap, qui teste les ondes émises

Hautes-Alpes : manifestation contre Linky à Gap, qui teste les ondes émises

ÉNERGIE / Manifestation contre l’installation des compteurs Linky dans les Hautes-Alpes, ce samedi matin à Gap. Face à l’importante contestation, la ville a commandé une étude indépendante pour mesurer les risques.

 

- Hautes-Alpes -

 

Manifestation contre l’installation des compteurs Linky dans les Hautes-Alpes, ce samedi matin à Gap, dès 10h devant la préfecture des Hautes-Alpes. Le collectif « Stop Linky 05 » alerte sur les possibles dangers de ce compteur électrique communiquant, installé par Enedis dans toute la France d’ici 2020. Actuellement, plus d’1,6 millions de compteurs sur 30 millions sont déjà installés en France. L’entreprise est obligée par la loi, mais les opposants tentent de freiner ce déploiement. Face à l’importante contestation, la ville de Gap a commandé une étude indépendante, pour mesurer les risques.

 

 

Un compteur intelligent

Depuis décembre 2015, le compteur Linky arrive chez vous. Un compteur dit intelligent, car communicant. Grâce au CPL, le Courant porteur de ligne, le même dispositif qu’il peut exister entre votre box Internet et votre décodeur TV, le compteur Linky envoie vos relevés de consommation à votre fournisseur d’électricité.

Chaque jour et une seule fois, entre minuit et 6 heures du matin, un concentrateur situé dans votre quartier interroge votre compteur. Ce qui permet aussi de vérifier le fonctionnement du réseau et offre la possibilité de suivre et gérer sa consommation électrique, quasiment en temps réel. Un compteur qui permet ainsi de payer plus justement ses consommations. En tous cas, c’est ainsi que présente le compteur Linky l’entreprise Enedis, ex-ERDF, en charge du déploiement jusqu’en 2020.

 

 

 

Des risques multiples

Sauf que, depuis 2015, les opposants se font nombreux. Trois communes des Hautes-Alpes ont voté des motions contre ce compteur Linky et plus de 250 en France. « Il y a des effets que nous craignons sur la vie privée. En effet, les compteurs sont communicants. Ils récoltent des données personnelles, sur nos habitudes de vie. Des données qui pourront être vendues à d’autres », dénonce sur Alpes 1 René Faure, membre du collectif « Stop Linky 05 ». Enedis assure de son côté qu’aucune données personnelles ne transitera par ce compteur Linky. « On craint des effets sur la santé. Une fréquence élevée est rajoutée dans les logements et le problème, c’est qu’elle est radiative. Ses effets sont reconnus potentiellement cancérigènes », ajoute René, qui parle aussi de risques d’incendies plus élevés, même si rien n’a été encore prouvé. Il s’inquiète aussi d’augmentation de prix pour compenser les 5 à 7 milliards déboursés par Enedis pour l’installation des compteurs.  

Et en ce qui concerne les ondes électromagnétiques, et face à la forte contestation, la ville de Gap a décidé de commander une étude. « Quand on est avec la responsabilité que j’ai, celle de maire, et que l’on reçoit un nombre de courrier relativement important, on se dit qu’il faut peut-être aller plus loin », explique le maire Roger Didier, qui rappelle que les maires n’ont aucun pouvoir face à une loi nationale. « C’est la raison pour laquelle, nous avons souhaité qu’une agence totalement indépendante puisse faire des mesures chez le particulier, de façon inopinée, pour qu’on ne pense pas qu’il y ait eu trucage. »

 

Roger Didier et l'ANFR, le 5 octobre 2016

 

Des ondes bien en-deçà des limites

C’est l’Agence nationale des fréquences, établissement public régit par la loi pour contrôler les normes d’exposition aux ondes électromagnétiques, qui est donc allée dans deux logements de Gap, rue Carnot et rue François Mittérand, sans prévenir Enedis, mais avec la participation volontaire de l’agence immobilière Pellat qui a mis en relation l’ANFR et les propriétaires. « On a observé des niveaux très faibles, par rapport aux niveaux de référence. On a confirmé les niveaux mesurés dans nos études. On a publié trois rapports, des études en laboratoire et dans des habitations », affirme Jean-Benoît Agnani, le responsable des études sur l’exposition au public des ondes électromagnétiques à l’ANFR.

Une mesure, qui a été une première en France. Elle a duré 1h30, effectuée à 20 cm du compteur Linky. En ce qui concerne les expositions aux champs magnétiques, les relevés sont 250 à 430 fois moins élevés que les limites réglementaires. Des limites fixées par décret en 2002 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et régulièrement remises à jour. Pour les champs électriques, les mesures affichent des niveaux 87 à 210 fois moins des valeurs de référence. Des chiffres de plus en plus importants, tant qu’on s’éloigne du compteur Linky.

 

 

« Dans cette bande de fréquences très précise, on trouve des équipements qui ont des expositions plus importantes », ajoute Jean-Benoît Agnani. En effet, les plaques à induction émettent plus fortement des ondes électromagnétiques que le compteur Linky. Des mesures qui s’intéressent à la bande de fréquences du compteur électrique, mais qui ne prend pas en compte les autres appareils qui émettent sur d’autres bandes, comme le wifi ou les ondes de téléphonie mobile.

 

 

L’ANFR qui assure que tous les appareils sur le marché sont contrôlés et respectent les normes légales. De nombreux relevés et études sont en ligne sur leur site Internet, mais aussi sur le site Cartoradio, avec la possibilité de demandé des mesures gratuites à domicile.

 

Le maire de Gap, Roger Didier :

Le responsables des études d'expositions à l'ANFR, Jean-Benoît Agnani :

Membre de Stop-Linky 05, René Faure :



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