Hautes-Alpes : l'intercommunalité de l'Embrunais se questionne sur le soutien à l'abattoir de Guillestre

Hautes-Alpes : l'intercommunalité de l'Embrunais se questionne sur le soutien à l'abattoir de Guillestre

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- Hautes-Alpes -

La Communauté de Communes de l’Embrunais ne soutiendra pas l’abattoir de Guillestre. En tout cas, pas sous sa forme actuelle.

 

L’abattoir au point mort depuis août

La structure est fermée depuis la mi-août après que son gestionnaire, la SICA (Société d’Intérêt Collectif Agricole) ait été placée en liquidation judiciaire. En cause : le déficit financier, dû à un faible tonnage abattu ou encore du coût élevé de l’équarrissage, qui ne permet plus aujourd’hui d’assurer l’exploitation. Une réunion s’est tenue ce mardi entre l’intercommunalité, le Département, les représentants du Syndicat Mixte de l’Abattoir Guil Durance et les JA 05, soit près d’une trentaine de personnes réunies.

 

 

 

Soutenir l’abattoir, « oui », mais pas n’importe comment

La Communauté de communes a mis en avant la baisse des dotations qui restreint les dépenses. Contactée, Chantal Eyméoud, maire d’Embrun et présidente de l’intercommunalité, explique à Alpes 1 qu’elle est consciente que l’abattoir fonctionne « sur une logique d’aménagement du territoire ». Pas question donc de laisser tomber la structure, mais pas question non plus de soutenir sans réserve comme cela a pu être fait les années précédentes.

Pour information, la Communauté de Communes de l’Embrunais a investi 900.000 euros dans la structure il y a deux ans, et apporte une enveloppe de 80.000 euros chaque année depuis trois ans, « nous sommes l’intercommunalité qui soutient le plus parce que nous avons une UGB, Unité Gros Bétail, plus importante. Mais par contre, nous ne sommes pas le secteur qui a le volume le plus important d’abattage ».  Aujourd’hui, l’élue veut donc être vigilante à l’argent dépensé, « et faire en sorte de le dépenser à bon escient ».

Chantal Eyméoud se dit donc dans l’attente des propositions qui seront avancées par un groupe de travail composé d’éleveurs, d’agriculteurs et de bouchers et qui entreprennent de reprendre l’abattoir.

 

 

 



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