Hautes-Alpes : les habitants du Buëch inquiets pour leur territoire

Hautes-Alpes : les habitants du Buëch inquiets pour leur territoire

INTERCOMMUNALITÉ / Une réunion publique était organisée à Serres ce mercredi soir, où de nombreuses inquiétudes ont été exprimées sur la réforme intercommunale.

 

- Hautes-Alpes -

 

Impliquer les citoyens dans la réforme intercommunale, c’était l’objectif de la réunion publique de ce mercredi soir à Serres. Une cinquantaine de personnes a répondu présent. Un débat organisé par le collectif d’élus et de citoyens « Notre Buëch est possible », soutenu par le Parti communiste, le Front de Gauche et la Gauche européenne.

Alors que la réforme s’appliquera en deux étapes, avec deux communautés de communes en 2017, Sisteronais-Laragnais et Centre Buëch pour ne former plus qu’une seule en 2018, les citoyens s’interrogent sur leur avenir et l’avenir de leur territoire. « On sent bien que ce sont des débats qui passent largement au-dessus de la tête des gens, alors que les citoyens ont plein de choses à dire, parce que ça les concerne directement, dans leur vie quotidienne », affirme sur Alpes 1 Pierre Villard, membre du collectif.

 

Grossir, mais avec quel projet ?

Une réunion pour récolter les avis de la population, recueillir les idées, les projets, car pour le collectif la réforme oublie l’avenir des territoires. « Ce qui est un peu surprenant, c’est qu’on a du mal à comprendre les raisons profondes qui amènent à un certain nombre de décisions. Quand on interroge les grands élus, on entend toujours parler qu’il faut être plus gros. Mais, être plus gros pour faire quoi ? »

Le Gouvernement qui veut simplifier le mille-feuille administratif, en réduisant le nombre de collectivités locales et en permettant des économies d’échelle et des projets de territoires plus englobant. Pas réellement le ressenti d’un certain nombre d’élus et citoyens du Buëch, « on a l’impression qu’on est dans une logique guerrière. On veut être plus gros face aux autres, mais quel est l’objectif de développement du territoire ? », s’interroge Pierre Villard.

 

Des inquiétudes pour demain

Des questionnements autour de la gestion de l’eau, de l’assainissement, mais aussi de la fiscalité ont été soulevés lors de cette réunion publique, à la salle Jean Imbert de Serres. « Aujourd’hui, dans nos villages, l’eau est la plupart du temps gérée par les communes. Or, plus le territoire est grand, plus il est difficile d’avoir cette gestion. Il y a un certain nombre d’élus qui entendent livrer cette gestion de l’eau aux grands groupes financiers, notamment Véolia. » Pierre Villard qui interroge les habitants du Buëch : « Avez-vous envie de cette gestion privée, avec les conséquences que cela implique, notamment en termes de prix ? »

Le collectif « Notre Buëch est possible » qui a milité pour un grand Buëch réuni, sans rejoindre les grandes villes des Alpes du Sud. « Est-ce que les pays du Buëch ont vocation à venir renforcer des pôles urbains, Gap ou Sisteron, ou alors y-a-t-il possibilité de développement du territoire du Buëch en tant que tel ? » Charge aux élus de faire remonter ces inquiétudes à la CDCI, Commission départementale de coopération intercommunale.

 

Pierre Villard, membre du collectif



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