Hautes-Alpes : l’union du Buëch pour faire des économies d’eau

Hautes-Alpes : l’union du Buëch pour faire des économies d’eau

AGRICULTURE / Réduire de 30% les prélèvements d’eau sur le bassin versant du Buëch d’ici 2017. C’est ce qu’impose la loi sur l’eau modifiée en 2014, mais surtout le constat que l’eau manque sur ce territoire.

Hautes-Alpes - Réduire de 30% les prélèvements d’eau sur le bassin versant du Buëch d’ici 2017. C’est ce qu’impose la loi sur l’eau modifiée en 2014, mais surtout le constat que l’eau manque sur ce territoire. Ce bassin versant, réunissant 58 communes de Hautes-Alpes, 4 de la Drôme et 3 des Alpes de Haute-Provence, est déficitaire selon le Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau Rhône-Méditerranée.  Le Buëch compte 362 exploitations agricoles, soit 6.000 hectares de terres irriguées et 25 millions de m3 prélevés chaque année. 

Pour rationaliser tout cela et répondre aux besoins environnementaux, mais aussi agricoles, la Chambre d’agriculture des Hautes-Alpes a créé un Organisme unique de gestion collective. Il regroupe tous les préleveurs d’eau : 32 ASA (établissements publics de gestion de l’eau) et 70 particuliers. « Le travail à faire, d’abord, c’était d’arriver à mettre en corrélation les souhaits des irrigants, des ASA qui gère la répartition de l’eau depuis des décennies », présente sur Alpes 1 Pierre-Yves Motte, le président de la Chambre d’Agriculture 05.

Cet Organisme unique de gestion collective (OUGC) va demander une Autorisation unique pluriannuelle à la Préfecture. Il pourra alors allouer les volumes d’eau prélevables sur la période 2015-2017 et de façon globale sur le territoire. Le bassin versant du Buëch qui est déficitaire, car les prélèvements ne sont possibles que 6 mois de l’année. Il faut donc consommer moins, mais surtout stocker plutôt que perdre la ressource. « Les agriculteurs ont déjà fait des efforts énormes, en passant à des systèmes d’irrigation par aspersion, qui consomment moins d’eau que l’irrigation gravitaire par les canaux ». Autre méthode mise en place, l’arrosage des terres anticipées, pour que les terres stockent le surplus laissant les plantes s’autoalimentées en période de sécheresse. «  Et puis, il y a forcément des projets innovants, de modernisation, qui vont permettre de construire des réserves collinaires, qui permettront d’utiliser l’eau au moment où des étiages d’été ».

Ce projet sera soumis à enquête publique dans les six prochains mois. En parallèle, un plan de gestion de la ressource en eau doit être mise en place, pour définir les actions réelles et à financer pour atteindre l’objectif de 30% de prélèvements d’eau en moins.

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