Alpes du Sud : taux d'usure et flambée des prix, l'immobilier de plus en plus inaccessible ?

Alpes du Sud : taux d'usure et flambée des prix, l'immobilier de plus en plus inaccessible ?

VOTRE QUOTIDIEN / Depuis la crise sanitaire, les biens dans les Alpes du Sud sont de plus en plus prisés par des urbains. Mais avec le taux d'usure bas, les locaux ont de plus en plus de mal à acquérir

 

- Alpes du Sud -

 

Immobilier, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne dans les Alpes du Sud. Exemple dans les Hautes-Alpes, où les transactions ont augmenté de 35 % en l’espace d’un an. On achète plus d’appartements neufs et de maisons, + 40 %. Mais les terrains à bâtir ne sont pas en reste, + 35 %, ni les appartements anciens, + 29 %.  Du coté des Alpes de Haute-Provence, là aussi le marché immobilier s’est bien porté : des ventes d’appartements anciens qui grimpent de 30 %, 26 % pour les maisons anciennes et 19 % pour les terrains à bâtir.

 

Les prix flambent dans certains secteurs

Les ventes augmentent mais les prix aussi en particulier dans certains secteurs. Dans les Alpes de Haute-Provence, deux secteurs sont très prisés : celui de Manosque-Pays de Forcalquier-le Lubéron, et des prix qui grimpent de 15 %. C’est 18 % pour le Sisteronais. Dans les Hautes-Alpes, c’est dès qu’on passe le Lac de Serre-Ponçon qu’il faut sortir le porte-monnaie : l’Embrunais, le Guillestrois et le Queyras remportent la palme de la flambée des prix avec une augmentation de 18 %. 

 

« Avec la crise sanitaire, on a vu des urbains qui se retrouvaient trop serrés. Des clientèles nationales et internationales, plus riches, sont venues acheter dans les Alpes du Sud », Bertrand Fournier, courtier

 

Pourquoi une telle hausse ? Pour Bertrand Fournier, courtier en prêt immobilier dans les Hautes-Alpes, la crise sanitaire est une des explications. Les urbains s’installent dans des communes plus petites, plus accessibles au niveau de l’immobilier. Ce qui fait augmenter le marché, un problème pour les locaux. « J’ai vu de la surenchère sur des biens mais la clientèle locale n’a pas vu ses revenus augmenter. Et s’est retrouvé en difficulté pour acquérir un bien », explique t-il.

 

Un taux d'usure trop bas

De plus en plus, les clients font appel aux courtiers pour rechercher des financements. D’autant plus ces derniers mois avec un taux d’usure qui pose problème. Le taux d’usure, taux au-delà duquel la banque ne peut prêter et qui est relativement bas en ce moment.

Le taux d’usure était en juillet dernier de 2,60 % pour un prêt entre 10 et 20 ans, de 2,57 % pour un prêt de plus de 20 ans.

 

T. Durand