Alpes du Sud : législatives, vers quelle union de la gauche ?

Alpes du Sud : législatives, vers quelle union de la gauche ?

POLITIQUE / Une union qui semble déjà enterrée dans les Alpes de Haute-Provence, alors que le Parti Socialiste s'est déjà prononcé localement sur ses représentants

 

- Alpes du Sud - 

 

Le Parti Socialiste dans les starting blocks des législatives. Des échéances qui se tiendront les 12 et 19 juin prochain, après les présidentielles. Mais déjà, le PS a investi localement ses candidats dans les Alpes de Haute-Provence, après une réunion de ses militants la semaine dernière.

 

Le PS 04 n'espère plus une union à gauche

50 % d’entre eux ont voté, à l’unanimité, pour Sylvie Lyons, 46 ans, sur la première circonscription, et Louis Estelle, étudiant de 19 ans sur la seconde. C’est déjà l’espoir d’un accord de gauche qui est enterré, avec la France Insoumise, le Parti Communiste Français, Europe Écologie les Verts. Du côté de la fédération bas-alpine, on précise que le travail des deux candidats investis sera d’abord de faire campagne pour Anne Hidalgo lors des présidentielles. Avant que la direction nationale ne valide leurs investitures pour les législatives.

Une union de gauche qui semble donc mal partie dans les Alpes de Haute-Provence. Pourtant, Delphine Bagarry espère encore. La députée de la première circonscription devrait bien briguer un second mandat au sein de l’Assemblée Nationale, mais pas sous les mêmes couleurs. Après avoir passé 17 ans dans les rangs du PS, elle avait porté la candidature d’En Marche en 2017. Mais trois ans plus tard, Delphine Bagarry avait claqué la porte du parti. Désormais, c’est au travers de son mouvement « Les Nouveaux Démocrates » qu’elle veut brandirla candidature d’Europe Écologie Les Verts. Dans les colonnes de La Provence, la parlementaire estime être « la mieux placée » pour réussir l’union de la gauche et annonce soutenir la candidature de Yannick Jadot.

Du côté des Hautes-Alpes, selon nos informations, la fédération du Parti Socialiste aurait demandé le report des investitures, dans l’espoir d’une union large à gauche.

 

C. Cava Michard