Alpes du Sud : sénatoriales, candidats portés disparus

Alpes du Sud : sénatoriales, candidats portés disparus

POLITIQUE / Les grands électeurs seront appelés à voter ce dimanche pour élire les sénateurs des Hautes-Alpes et des Alpes de Haute-Provence

 

- Alpes du Sud - 

 

Le Sénat se renouvelle, 172 sièges en tout sur les 348 de la chambre haute. 87.000 grands électeurs seront donc appelés aux urnes ce dimanche. Dans les Alpes du Sud, ils seront deux à remettre leurs sièges au vote : Jean-Yves Roux dans les Alpes de Haute-Provence et Patricia Morhet-Richaud dans les Hautes-Alpes. 

 

Le Sénat, à quoi ça sert ?

Le Parlement français, qui vote les lois, contrôle l’action du gouvernement et évalue les politiques publiques, est composé de deux chambres : l’Assemblée Nationale avec les députés, et le Sénat. Deux chambres qui n’ont pas autant les mains libres. En effet, l’Assemblée Nationale, élue au suffrage universel direct peut renverser le gouvernement, ce qui n’est pas le cas du Sénat. D’autre part, pour qu’un texte de loi soit adopté, il doit être voté dans les mêmes termes par les deux assemblées. Mais en cas de désaccord, c’est l’Assemblée Nationale qui aura le dernier mot à l’issue du processus d’échanges appelé « navette parlementaire ».

Un Sénat qui, contrairement à l’Assemblée Nationale, reste dans la continuité : il ne peut être dissous par le président de la République. C’est aussi lui qui, en cas de vacance de la présidence, va exercer la fonction. Fonction prise par le président du Sénat. Sous la Ve République, cela s’est produit par deux fois : en 1969 après la démission du Général de Gaulle, et en 1974 après la mort de Georges Pompidou. Deux intérims assurés par Alain Poher. Ces dernières années, le travail sénatorial a été davantage médiatisé, notamment lorsque la chambre haute a ouvert une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla.

Le Sénat est donc élu au suffrage universel indirect, ce sont les grands électeurs qui mettront leurs bulletins. Ils sont 447 dans les Hautes-Alpes et 557 dans les Alpes de Haute-Provence. Parmi eux, on retrouve les députés, les sénateurs actuels, les conseillers régionaux et départementaux et les délégués des communes. Ils éliront celui qui siégera dans la chambre haute pour six ans. Mais ça ne se bouscule pas aux portillons.

 

Candidature, la grande absence

En 2014, dans les Hautes-Alpes, ils étaient six candidats. Ainsi, le Parti Radical de Gauche, le Parti Socialiste et même l’UDI étaient représentés. Désormais, ils sont quatre à s’affronter, pour une sorte de bis repetita. Tout d’abord la sortante Patricia Morhet-Richaud, soutenue par le camp de Les Républicains. C’est après le décès de Jean-Yves Dusserre, fin 2014 alors qu’elle était suppléante, qu’elle avait occupé le siège. Lui aussi était présent en 2014, Jean-Michel Arnaud. Il se présente comme un candidat indépendant « sans attaches partisanes ». S’il y a 6 ans en arrière, il avait pris l’engagement de se retirer au second tour au profit de Jean-Yves Dusserre s’il n’arrivait pas en tête, cette fois, il ne fait aucune promesse. Le Rassemblement National aura lui aussi sa candidate avec la conseillère régionale élue dans les Bouches-du-Rhône, Laurence Leguem. Quant à la gauche, il n’y aura pas eu d’unions, pas d’accord et ils seront donc les seuls représentants : Isabelle David et Bernard Leterrier représenteront Europe Écologie les Verts. Ils sont soutenus par le Parti Communiste Français, qui n’a toutefois pas oublié l’absence de discussions dans la désignation du binôme de gauche.

Dans les Alpes de Haute-Provence, la désertification des candidats est plus flagrante. 2014, ils sont huit à prétendre au fauteuil de sénateur. Les dissensions sont au rendez-vous aussi bien à gauche qu’à droite. Là, il n’y aura ni Front de Gauche, ni Europe Écologie les Verts, ni Rassemblement National. 2020, ils ne sont plus… que trois. Le sénateur sortant Jean-Yves Roux, qui s’était présenté il y a 6 ans en arrière sous la bannière Parti Socialiste, a depuis évolué politiquement et restera avec l’étiquette Divers Gauche. Tout comme Jean-Jacques Lachamp, président de l’Association des maires ruraux dans le département et maire de Nibles. Et Claude Segond. Autrefois membre du Parti Radical de Gauche, c’est un virage à 180° pour le maire de Mézel qui représentera la droite, investi par les Républicains.

 

C. Cava Michard

 



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