Alpes du Sud : portrait de femmes, quand l'agriculture a des accents féminins

Alpes du Sud : portrait de femmes, quand l'agriculture a des accents féminins

AGRICULTURE / Toute cette semaine, Alpes 1 dresse le portrait de femmes d'actions avec la semaine internationale de lutte des femmes, pour l'égalité des droits. Portrait ce mercredi de Marine Gohier, agricultrice à Montmaur.

 

- Hautes-Alpes - 

 

À la veille de la journée internationale du droit des femmes, Alpes 1 poursuit sa série sur ces femmes remarquables dans les Alpes du Sud. Après le tourisme, le sport, place aujourd’hui à l’agriculture. Un pan de l'économie alpine, dont les femmes contribuent grandement à l’essor. Un portrait de Marine Gohier, basée à Montmaur.

 

« Rien ne me destinait à ce métier. »

 

« Je suis plutôt une citadine à la base », explique Marine GohierHaut-Alpine depuis l’âge de ses 14 ans, c’est son mari qui passe le premier pas vers le monde agricole. Quant à elle, c’est d’abord en tant que salariée au sein de la Chambre d’agriculture des Hautes-Alpes qu’elle apprend à adopter ce milieu. « Je trouvais les gens très attachants, simples, des personnes qui correspondaient à mon idéal de vie. » Mais elle ne se disait pas prête à passer le cap : « J'avais l'impression de me couper au reste du monde. » Mais après plus de 10 ans en tant qu’employée et la naissance de ses deux enfants, Marine décide de réaliser son rêve et être véritable actrice de la Ferme du Lauzon. C’est elle qui développe la partie « commerce directe » de cette exploitation.

 

De la Chambre d'Agriculture à la Ferme du Lauzon

Un beau rêve au cœur de Montmaur et de cette production de 50 truies et 700 porcelets par an qui a fait le choix du Bio. Un choix correspondant de plus en plus aux attentes des consommateurs sur le bien être animal. « Les porcs sont dans des grands bâtiments, logés sur paille, ce qui est important car ils ont l’instinct premier de fouiller le sol ».

 

 

Des cochons qui doivent être nés Bio pour être certifiés Bio, contrairement à d’autres animaux qui peuvent être certifiés en cours de vie. « C’est chronophage, car nous n’utilisons pas d’hormones ou de médicaments de synthèse ». Ainsi, la mise bas représente 10 jours de mobilisation.

 

 

Les femmes, d'aidants familiaux à cheffes d'exploitation

Et Marine a de quoi être fière de son exploitation, car en plus de produire du Bio, elle et son mari produisent aussi du 100 % fait maison, des fourrages en passant par la transformation assurée par son beau-père, jusqu’à la salaison depuis janvier, avec l’embauche de leur premier salarié. Les femmes ont désormais pris leur place dans l’agriculture.

Longtemps vues comme des « épouses d’agriculteurs » ou des aidants familiaux, l’histoire a pourtant prouvé qu’elles ont joué un rôle prédominant, notamment durant les deux Guerres Mondiales afin de maintenir l’activité en campagne. Aujourd’hui, les femmes ne sont plus reléguées au second rôle, mais sont des véritables actrices : si elles représentent plus du quart des chefs d’exploitation et des co-exploitants, elles sont souvent un peu plus diplômées que les hommes et montre souvent une sensibilité tournée vers les nouvelles demandes de la société. 25 %  des exploitations agricoles françaises sont gérées par des femmes contre 8 % en 1970. Seulement 17 % d’entre elles ont moins de 40 ans.

 

Rencontre signée Cyrielle Michard :

 

Tous les renseignements sur la Ferme du Lauzon ici.

 

C. Michard

 



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