Hautes-Alpes : le Département se désengage de la Rocade de Gap

Hautes-Alpes : le Département se désengage de la Rocade de Gap

TRANSPORT / Le président du Conseil Départemental des Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard, estime que « les règles du jeu ont été modifiées par l’État et la Région, on me dit de me débrouiller avec mes travaux routiers, notamment pour financer la RD 1075, je vais donc m’occuper de mes routes en priorité ».

 

- Hautes-Alpes - 

 

Cela sonne comme un gros coup de frein à la Rocade de Gap : le Conseil Départemental des Hautes-Alpes pourrait ne pas s’engager sur les 2ème et 3ème tranches des travaux. Il s’agit des sections sud et nord. Si le gouvernement avait acté en mai dernier, par la voix de l’ancien Premier ministre Jean Castex, une participation de 20 millions d’euros, la Ville attendait la participation des autres collectivités, Région et Département pour clôturer le budget. Mais les deux tronçons pourraient bien rester encore en attente de financement. Invité du « 8 :30 », Jean-Marie Bernard, le président du département, expliquait « ne plus être dans le coup sur les tronçons suivants. Les règles du jeu ont été modifiées par l’État et la Région, alors que le prochain CPER ne comprend pas le volet mobilité. On me dit de me débrouiller avec mes travaux routiers, notamment pour financer la RD 1075, je vais donc m’occuper de mes routes en priorité ».

 

Jean-Marie Bernard favorable au transfert des nationales au département… mais pas à n’importe quel prix

L’article 38 de la loi 3Ds prévoit que certaines nationales soient transférées aux Départements. C’est le cas des nationales 85 et 202 pour les Alpes de Haute-Provence, et des nationales 85 et 94 dans les Hautes-Alpes. Le président se dit favorable au rapatriement des gestions sous le giron départemental « mais pas sous n’importe quelles conditions. Il faudra prendre en compte les travaux : si nous n’avons pas 100 millions d’euros d’investissements sur la RN 94, on laissera dépérir le réseau. Il faut que l’État s’engage à nous aider pour mettre en place les investissements ».

 

C. Cava Michard