Hautes-Alpes : un arrêté de péril imminent pour le bâtiment de la Schappe à Briançon

Hautes-Alpes : un arrêté de péril imminent pour le bâtiment de la Schappe à Briançon

SOCIÉTÉ / Touché par un incendie le 5 octobre 2014, « l’immeuble présente un caractère manifeste de danger pour la sécurité publique, avec un caractère grave et imminent » selon un expert

 

- Hautes-Alpes -

 

Un arrêté de péril imminent signé par le maire de Briançon pour le bâtiment de la Schappe. Il avait été touché par un incendie le 5 octobre 2014, mais depuis « il n’a fait l’objet que de mesures de protection sommaires » indique Arnaud Murgia. L’édile qui a donc requis du Tribunal Administratif de Marseille, le 21 mars dernier, la nomination d’un expert pour évaluer « les risques d’effondrement de tout ou partie du bâtiment ». Une décision alors que le maire de la Cité Vauban se dit « marqué » par le drame de la Rue d’Aubagne à Marseille, « il est hors de questions que nous revivions cela à Briançon ». Après une visite du site par l’expert judiciaire, les conclusions ont donc été transmises au tribunal, à l’Architecte des Bâtiments de France, au propriétaire et à la ville.

 

« L’état de l’immeuble présente un caractère manifeste de danger pour la sécurité publique, avec un caractère grave et imminent ».

 

Outre l’arrêté pris ce mercredi par Arnaud Murgia, une mise en demeure au propriétaire a été adressé pour qu’il mette en place un périmètre de sécurité, mais aussi que les accès soient condamnés, sous quatre semaines. Dans l’attente, la ville interdit toute activité dans le bâtiment, une rangée de stationnement est aussi supprimée le long de la façade et l’extrémité du parking est également fermée. Enfin, un accès piétons provisoire au parc est installé. Arnaud Murgia qui dit regretter « qu’aucun projet de rénovation n’ait réussi à voir le jour depuis maintenant 8 ans ». Une situation qui pénalise selon lui la ville et le propriétaire, « Monsieur Bérard veut démolir pour reconstruire (...), ce que refuse l’Architecte des Bâtiments de France. Mais aujourd’hui, nous ne pouvons plus attendre au vu des risques » termine l’édile

 

A. Vallauri