Hautes-Alpes : il n'y aura pas de grève sur la ligne des Alpes

Hautes-Alpes : il n'y aura pas de grève sur la ligne des Alpes

SOCIÉTÉ / Les préavis de grève qui avaient été déposés pour les vendredis et samedis, à compter du 11 février, sont levés. Un accord a été trouvé entre la SNCF et les syndicats

 

- Hautes-Alpes -

 

Un terrain d’entente trouvé entre la SNCF et les syndicats de la Ligne des Alpes. Les préavis de grève qui avaient été déposés pour les vendredis et samedis, à compter du 11 février, sont donc levés. Les organisations syndicales s’inquiétaient notamment de la suppression de 16 postes entre Manosque et Briançon ou encore la suppression de guichets sur cette ligne. « Ce n’est pas la panacée, mais il y a des avancées pour les usagers et les cheminots » indique sur Alpes 1 Gérald Griffit, secrétaire général du syndicat CGT de Veynes et Haute Provence. Trois postes sur les 16 menacés sont finalement « sauvés ». « On demandait deux agents sur 8 heures chacun à Briançon, Gap, Manosque et la gare de Veynes ouverte sept jours sur sept. Nous sortons avec l’obtention de Veynes en cinq jours sur sept ainsi que l’ouverture pendant les week-ends de pointe » souligne le représentant de la CGT.

 

« On défendait l’usager et nos territoires. Nous ne voulons pas peser sur l’économie des Hautes-Alpes contrairement à ce que certains politiques ont affirmé », G. Griffit

Dans un communiqué, le maire de Briançon, Arnaud Murgia, se « félicite de la réussite des négociations ». Il salue la responsabilité des acteurs « qui amène à une sortie par le haut ». Suite à l’annonce de ce préavis fin janvier par l’intersyndicale CGT, UNSA, Sud Rail et FO, l’élu de la cité Vauban s’était dit « scandalisé ». De son côté, Renaud Muselier, Président de la Région Provence Alpes Côte d’Azur regrettait une volonté de « tuer la saison d’hiver dans les stations de ski des Alpes du Sud ». Même son de cloche des élus de la majorité du Département des Hautes-Alpes. EELV 05 s’interrogeait par contre sur la politique de la Région qui favorisait selon le parti, toujours plus le routier au détriment du ferroviaire. Quant au collectif de l’Etoile Ferroviaire de Veynes, il dénonçait la « vindicte » contre le personnel SNCF.

 

A. Vallauri