Hautes-Alpes : la ruralité au cœur des préoccupations de la préfecture

Hautes-Alpes : la ruralité au cœur des préoccupations de la préfecture

POLITIQUE / Une conférence de presse de rentrée où la situation sanitaire inquiétante a également été évoquée

 

- Hautes-Alpes -

 

La ruralité au cœur des préoccupations de la préfecture des Hautes-Alpes. Alors que cette année 2022 vient à peine de débuter, la préfète Martine Clavel a invité ce mardi matin la presse pour évoquer les différents sujets d’actualité de cette rentrée et un focus particulier a été fait autour de l’Agenda Rural. Véritable mosaïque de mesures voulues par le gouvernement au lendemain du Grand Débat, cette politique doit apporter une réponse aux attentes de la population rurale en termes de qualité de vie et services publics.

 

« 11 Petites villes de demain qui peuvent fournir du commerce, du service et de l’activité culturelle pour les habitants de ces bourgs et de ceux à proximité », Martine Clavel

 

C’est ainsi que depuis plusieurs mois, le département a vu fleurir 15 espaces France services ainsi que 20 lieux d’accueil, 27 conseillers numériques, neuf maisons de santé pluriprofessionnels et trois qui sont en projet. En addition à ces dispositifs censés réduire les inégalités territoriales, Martine Clavel mise beaucoup sur les contrats de relance et de transition écologique ainsi que le programme « Petites villes de demain » qui a retenu 11 communes des Hautes-Alpes (Guillestre, L’Argentière la Bessée, Veynes, Embrun, Chorges, Serres, Laragne-Montéglin, Tallard, Saint-Bonnet en Champsaur, La Bâtie Neuve et Espinasses).

En parallèle de cette question rurale, la crise sanitaire a été bien entendu évoquée avec des « sommets jamais atteints » sur les Hautes-Alpes. En effet, le taux d’incidence tutoie les 4.117 cas pour 100.000 habitants et le taux de positivité monte à 38,6%. Quant à la situation hospitalière, elle est « fluctuante » avec 120 hospitalisations dont 11 en réanimation alors que le taux de vaccination s’élève à 87,3%. Notez finalement que sur le volet économique, 590 millions d’euros dont 220 millions de PGE ont été engagés par l’État depuis le début de la crise.

 

C.Lourenço