Hautes-Alpes : Jean-Marie Bernard placé en garde à vue

Hautes-Alpes : Jean-Marie Bernard placé en garde à vue

JUSTICE / Une garde à vue qui fait suite à son audition auprès de la Direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille dans le cadre de deux enquêtes préliminaires

 

- Hautes-Alpes -

 

Jean-Marie Bernard placé en garde à vue. Une information de nos confrères du Dauphiné Libéré alors que le président du Département des Hautes-Alpes était entendu ce mardi par la Direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille. L’élu haut-alpin doit en effet s’expliquer dans le cadre d’enquêtes préliminaires sur deux dossiers datant de 2019.

 

« La garde à vue était incontournable en terme processuelle, nous sortons sereins », maitre Philippe Neveu

 

La première enquête pour « détournements de fonds par personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public » fait suite au dernier rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion du Département. Alors que l’instance n’avait pas constaté de faute pénale, son avocat Philippe Neveu pointe « une tentative d’instrumentalisation de la Justice à des fins politiciennes » de la part d’un « militant d’extrême gauche » qui avait porté plainte. Quant à la garde à vue, « il n’y rien d’anormal au contraire (…) Nous quittons les services chargés de l’enquête aussi sereins que quand nous sommes arrivés », insiste le conseil de Jean-Marie Bernard.

 

Quatre marchés publics dans le viseur des enquêteurs

En parallèle, une seconde enquête est menée pour « favoritisme », « faux » et « usage de faux » pour faire la lumière sur quatre marchés publics délivrés lors de sa dernière mandature. Des contrats de location longue durée de véhicules de service, de prestations d’un géomètre sur une partie du chantier du Pas de l’Ours, d'acquisition d’un véhicule pour l’Agence routière départementale de type tracteur agricole ainsi que son étrave à neige. Selon maitre Philippe Neveu, « il était logique et indispensable que le Président de la Collectivité qui a passé ces marchés soit entendu » mais il n’y a pas eu d’irrégularités dans le cadre de l’attribution de ces quatre marchés assure l'avocat.  Ils sont « insignifiants à l’échelle des marchés départementaux : 4 sur près de 380 par an au total ». « Il n’y a manifestement pas d’enrichissement personnel dans les procédures mises en cause » martèle et conclut maître Neveu.

Ces audiences sont pilotées par le parquet de Lyon et sa juridiction interrégionale spécialisée. Pour rappel, cette dernière enquête a été réquisitionnée par le Procureur de la République de Gap et avait déjà donné lieu à une perquisition dans les locaux du Département en décembre 2020.

 

C. Lourenço