Hautes-Alpes : l’ancienne école du Prorel occupée, sans autorisation, par les solidaires de Briançon

Hautes-Alpes : l’ancienne école du Prorel occupée, sans autorisation, par les solidaires de Briançon

SOCIÉTÉ / Environ 50 personnes ont investi ce lieu, ce samedi matin. Dans l'après-midi, les occupants ont été évacués dans le calme. Les migrants ont été mis à l'abri à la salle Sainte-Thérèse

 

- Hautes-Alpes -

 

Depuis dimanche dernier, les Terrasses Solidaires à Briançon ont fermé symboliquement leurs portes face à l’afflux de migrants. Ce lieu qui est géré par des associations, offre du répit aux exilés qui ont traversé la frontière franco-italienne. Mais avec cette fermeture, 200 exilés se sont alors retrouvés sans abri dans Briançon. Après une nuit, dimanche, dans la gare de la ville, les migrants ont été accueillis à l’église de Sainte-Catherine et dans sa salle paroissiale. Une situation compliquée, depuis quelques jours, pour les associations qui ne trouvent donc pas de lieu pour héberger les exilés. Sans solution et réponse de l'État, environ 50 personnes ont investi, ce samedi matin, sans autorisation, l’ancienne école du Prorel à Briançon. Les occupants, qui se sont alors nommés les solidaires de Briançon ont installé des lits de camp, des couvertures et des marmites. Les solidaires ont indiqué vouloir rester sur place tant que rien ne sera proposé pour les migrants. « On demande la mise en place d’un nouveau lieu d’accueil pour les migrants, ouvert jour et nuit mais également que l’État ne renvoie pas, aux associations et aux citoyens, la prise en charge de personnes en danger ».

 

 

Les occupants ont été évacués dans le calme 

Rapidement, cette occupation sans autorisation dans l’ancienne école du Prorel, a fait réagir, avec fermeté, le maire de Briançon, Arnaud Murgia. « Les associations pro-migrantes viennent d’envahir illégalement le centre de vaccination anti-Covid du Prorel et de s’y enfermer. Cette stratégie du harcèlement des pouvoirs publics ne trouvera qu’une seule réponse : la fermeté. Que les choses soient claires : je ne laisserai personne installer dans notre ville une loi et des règles différentes de celles de la République, et je viens donc de saisir à l’instant la préfète de l’évacuation par les moyens de la force publique »a t-il déclaré sur ses réseaux sociaux. La police et la gendarmerie ont donc été déployés sur les lieux dans l'après-midi. Les occupants qui avaient investi l’ancienne école du Prorel ont été évacués dans le calme. Les migrants, présents avec les solidaires, ont été mis à l'abri à la salle Sainte-Thérèse.

 

L.R