Hautes-Alpes : crise du CHICAS de Gap, le docteur Hammami suspendu pendant 5 mois

Hautes-Alpes : crise du CHICAS de Gap, le docteur Hammami suspendu pendant 5 mois

SANTÉ / Une décision prise à titre conservatoire par l'ARS

 

- Hautes-Alpes -

 

C’est une information Alpes 1. Le docteur Raouf Hammami a été suspendu de ses fonctions de praticien pendant cinq mois, décision prise par l'Agence Régionale de Santé. 

 

Un retour au calme à l'hôpital de Gap ? 

Le retour de ce chirurgien au sein de l’hôpital gapençais, en mars dernier, avait provoqué une crise sans précédent. Le docteur Raouf Hammami, c’est lui qui avait dénoncé la méthode de cimentoplastie discale pratiquée par son confrère, le docteur Gilles Norotte. Suspendu pendant deux ans compte tenu du climat de peur qu’il faisait régner, les autorités de santé avaient été contraintes de le réintégrer dans le service le mois dernier après qu’il ait obtenu le titre de lanceur d’alerte par la Défenseure des Droits. Une réintégration qui a rapidement fait vaciller tout un hôpital. Démissions de spécialistes à la chaine, arrêts maladie de dizaines de soignants... on craignait pour la continuité des soins.

À lire également > Alpes du Sud : crise au sein du Chicas, les origines

 

« Des conclusions accablantes, le docteur Raouf Hammami est identifié comme la cause de cette situation », source proche

 

Le collectif pour la survie du CHICAS avait appelé à la destitution rapide de ce praticien, mettant en avant la pression et le climat délétère qu’il faisait régner auprès des services. Jeudi et vendredi dernier, deux médiateurs missionnés par le Centre national de gestion se sont rendus au sein de l’hôpital de Gap. Médecins et personnel non médical ont été écoutés. Finalement, les conclusions seraient « accablantes » à l’encontre du docteur Raouf Hammami, les médiateurs ont mis en avant l’impossibilité de trouver une voie de conciliation et la dégradation rapide de la situation au sein de l’établissement hospitalier ainsi que la souffrance des équipes. Le retour du praticien a été clairement identifié par les personnels comme « la principale cause de cette situation ». L’Agence Régionale de Santé s’est basée sur ces conclusions pour trancher, et suspendre à titre conservatoire le docteur Hammami. Pendant toute cette période, il continuera de percevoir ses émoluments.

 

C. Cava Michard



En ce moment sur Alpes 1

La Musique revient vite...

Ecoutez 

  Ecoutez les Webradios