Hautes-Alpes : la police municipale de Briançon sera armée

Hautes-Alpes : la police municipale de Briançon sera armée

SÉCURITÉ / Les débats étaient vifs ce mercredi soir au sein du conseil municipal de Briançon, l'opposition estimant que la municipalité passait un cap trop vite. Une demande de report pour illégalité a été déposée, avant d'être rejetée par Arnaud Murgia le maire

 

- Hautes-Alpes - 

 

Promesse faite, promesse tenue. Lors de la campagne des municipales, le candidat de l’époque Arnaud Murgia avait promis d’armer la police municipale. Depuis élu dans le fauteuil de maire, c’est ce mercredi soir qu’il a amené ce débat sur la table des conseillers. Son bilan est satisfaisant, estime-t-il, « le service fonctionne bien. Nous avons un policier municipal pour 1.000 habitants ». Des effectifs qui seront désormais équipés de sept armes. De quoi faire monter l’opposition au créneau.

 

Trop de missions pour la police

C’est l’argument qu’avance Thomas Schwarz, du groupe « Briançon d’abord », « la police municipale se sent en insécurité car on lui donne des missions de la police nationale. Vous êtes maire, pas préfet de police. Laissez faire l’État ! ».

 

« J’ai mis quelques années de ma vie pour arriver à une fonction élective, je ne compte pas partir dans le corps préfectoral », A. Murgia

 

Une inquiétude bien vite balayée par Arnaud Murgia, « la police municipale n’a qu’un rôle administratif et non judiciaire, sauf à être en coordination aux côtés de la police nationale et la gendarmerie quand elles la sollicitent ». Pour le maire, les effectifs gardent donc un rôle de « tranquillité publique ». Il n’hésite d’ailleurs pas à rappeler à l’opposition que c’est en 2015 que le débat sur l’armement de la police avait été enclenché, avec à la manœuvre Romain Gryzka, ancienne tête de liste de l’opposition.  

 

L’opposition demande un report pour illégalité

Elie Hamdani, du groupe « Briançon d’abord », soutient quant à lui l’idée de rester dans une police préventive, de proximité avec les habitants. Le conseiller demande également le report de cette délibération la jugeant illégale, au vu de la formation des policiers municipaux. « Il est prévu une fois par an un entrainement aux tirs, ce qui est illégal. La loi en prévoit deux », soutient l’élu demandant le report de la délibération. Report rejeté par Arnaud Murgia.

Nouvel assaut d’arguments, cette fois de Gabriel Léon, de « Briançon citoyenne », « la police municipale a un rôle de médiation, l’armer est contre-productif. Je n’ai jamais eu de sentiment d’insécurité, on n’est pas vraiment dans une ville où la police municipale est en danger ». Le cap est franchi « un peu vite » pour l’opposition. Un cap qui sera tout de même franchi au terme des votes, Arnaud Murgia maintenant que les élus du camp adverse sont hors réalité, « on vit dans un contexte où pour la première fois dans l’histoire du département, il y a eu des échanges de tirs à l’arme de guerre ».

 

C. Cava Michard



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