Hautes-Alpes : les Grands Bains du Monêtier sous l’eau

Hautes-Alpes : les Grands Bains du Monêtier sous l’eau

ÉCONOMIE / En régie municipale, l’infrastructure n’est plus éligible au fonds de solidarité

 

- Hautes-Alpes -

 

Les Grands Bains du Monêtier sous l’eau ! Alors que la crise sanitaire n’épargne personne, les acteurs de la montagne ont été touchés avec la fermeture des remontées mécaniques lors de la saison hivernale. Face à ces difficultés, des aides de l’État ont été débloqués pour beaucoup de secteurs d’activité mais une catégorie se sent quelque peu oubliée : les établissements thermaux. C’est notamment le cas des Grands Bains à Monêtier les Bains dont la situation inquiète de plus en plus le maire Jean-Marie Rey. Fermé durant le printemps 2020, l’établissement avait pu rouvrir durant l’été mais avec un protocole très strict ce qui avait impacté les recettes. À l’automne, des travaux avaient été entrepris, ce qui avait obligé à une nouvelle fermeture pour une reprise lors des vacances d’hiver « au compte-goutte ».

 

Des pertes qui se chiffrent en millions

Plus d’1,6 millions d’euros ont été perdus l’année dernière, quant aux trois premiers mois de 2021, c’est déjà une perte chiffrée aux alentours des 1,7 millions d’euros. Les calculs ne sont donc pas bons pour la municipalité. Car en régie municipale, cette infrastructure, qui emploie une cinquantaine de personnes, n’est plus éligible au fonds de solidarité depuis le décret du 8 février dernier qui stipule que seul le secteur privé peut y bénéficier. Un nouveau coup de massue pour l’édile qui ne voit pas vraiment en rose l’avenir de l’établissement thermal, « ça nous met dans une situation vraiment difficile à l’aube de la saison d’été. On se demande si l’établissement va ouvrir ».  

 

« Si rien n’est fait, je ne vois pas comment on va pouvoir équilibrer », J.-M. Rey

 

Le maire en appelle donc à l’État pour que des mesures compensatoires soient mises en place. Une réunion doit être organisée avec la préfecture dans les jours qui viennent.

 

C. Lourenço/ A. Vallauri